Des biologistes allemands ont montré pour la première fois qu’un maître influence l’énergie et la précision d’un chien qui cherche un objet.

Mathieu Perreault Mathieu Perreault
La Presse

« Nous avons vu avec d’autres études que si on garde un contact visuel avec un chien ou si on parle avec une voix aiguë, le chien répond très rapidement aux commandements », a indiqué par voie de communiqué Melanie Henschel, de l’Institut Max-Planck de Iéna, qui est l’auteure principale de l’étude publiée dans la revue Animal cognition. « Nous nous sommes demandé si ça pouvait augmenter le taux d’erreur du chien. »

La réponse est oui. L’expérience avait lieu en plusieurs étapes. Tout d’abord, une expérimentatrice jouait à « rapporte » avec le chien, avec un objet. Ensuite, le maître sortait de la pièce et un autre expérimentateur montrait au chien qu’il plaçait l’objet dans une boîte, à côté de laquelle trônaient trois autres boîtes identiques. Puis il sortait, et revenait la première expérimentatrice, la « maîtresse » du chien. Le chien cherchait l’objet à plusieurs endroits avant qu’elle ne lui montre généralement où il se trouvait pour qu’enfin, le chien trouve l’objet.

« Nous avons été surpris de constater que les encouragements augmentent le taux d’erreurs », a ajouté par voie de communiqué une coauteure, Juliane Bräuer, qui dirige le laboratoire d’études canines de l’Institut à Iéna. « Cela pourrait avoir un impact sur l’entraînement des chiens et de leurs maîtres professionnels. »