La mission Trident vers la lune Triton de Neptune vient de faire un grand pas en avant, en étant sélectionnée par la NASA parmi les trois finalistes du programme Discovery. Ce serait la première visite d’une sonde vers la huitième et dernière planète de notre système solaire depuis Voyager 2 en 1979.

Mathieu Perreault Mathieu Perreault
La Presse

Dévoilée en 2019 lors de l’annonce de 20 missions au long cours envisagées pour la décennie 2020, Trident fait partie des trois finalistes choisis par la NASA cette semaine. La sonde s’envolerait en 2026 et arriverait à son objectif en 2038.

« Triton a toujours été l’un des corps célestes les plus excitants et intrigants », a indiqué par voie de communiqué Louise Prockter, directrice de l’Institut lunaire et planétaire à Houston. « J’ai toujours adoré les images de Voyager 2 de cette lune bizarre que personne ne comprend. »

Le problème avec Triton, c’est que sa surface glacée est lisse, ce qui signifie un apport constant d’eau fraîche, et qu’elle émet des panaches sombres de matériel glacé. Il est difficile pour les astronomes de comprendre comment une lune six fois plus éloignée du Soleil que Jupiter peut avoir un noyau assez chaud pour susciter une activité volcanique.

Triton, l’une des 14 lunes de Neptune, est la seule lune importante du Système solaire qui tourne dans le sens contraire à la rotation de sa planète. Elle est très inclinée, par 23 degrés, par rapport à l’équateur de Neptune. Triton est probablement un astéroïde de la ceinture de Kuiper qui a été capturé par Neptune. Elle a également une atmosphère, dont les particules chargées font de Triton la lune la plus active du Système solaire. Cette ionosphère de Neptune est normalement associée à une proximité avec le Soleil.

Triton pourrait même avoir un océan souterrain, qui aurait été créé après sa capture par Neptune.