SpaceX a avancé de deux cases dans le jeu de serpents et échelles qui l’oppose à Boeing pour envoyer la première capsule habitée privée à la Station spatiale américaine.

Mathieu Perreault Mathieu Perreault
La Presse

Mercredi, Boeing a annoncé avoir mis de côté 410 millions $US au cas où la NASA lui demande un deuxième vol inhabité vers la station. Le premier vol inhabité de la capsule Starliner de Boeing en décembre avait connu des ratés à cause d’une mauvaise synchronisation des horloges.

La capsule Dragon Crew de SpaceX (notre vidéo, en simulation) a fait ce premier vol inhabité avec succès en mars, mais a dû depuis reporter son deuxième vol, avec des astronautes, à plusieurs reprises. Cela avait donné espoir à Boeing de battre sa rivale plus jeune au fil d’arrivée.

Il y a une semaine, SpaceX a de plus fait son dernier test avant un vol habité. Il s’agit d’une éjection de capsule durant le lancement, pour protéger les astronautes durant la phase la plus délicate d’un vol.

Lors du test de Boeing le 20 décembre, le lancement a bien été, mais en orbite Starliner a utilisé trop de carburant à cause d’un chronomètre mal réglé. Comble de malchance, quand l’équipe au sol s’en est rendu compte, la capsule se trouvait entre deux satellites et ne recevait pas les commandes (le test était fait sans astronautes). Starliner n’avait donc pas assez de carburant pour atteindre la station spatiale et est rentrée sur Terre sans problème deux jours plus tard sans avoir atteint son objectif.

Plus tôt cette semaine, le site ArsTechnica rapportait que la NASA n’était pas convaincue que le problème de chronomètre de Starliner était assez mineur pour passer directement à un vol habité.