Des chercheurs américains sont en train de tester un médicament anti-vieillissement sur 100 vieux chiens de traîneaux de l’Alaska.

Mathieu Perreault Mathieu Perreault
La Presse

« Nous aimons les chiens et voulons étendre leur durée de vie », a dit par voie de communiqué, au début novembre, le chercheur principal de l’étude, John Loftus, vétérinaire à l’Université Cornell, à Ithaca dans l’État de New York. « Ils sont aussi de très bons modèles pour étudier ces médicaments dans un but de les donner à des humains. »

Le médicament est une enzyme « transcriptase inverse », qui est actuellement utilisée en médecine humaine pour combattre les infections virales. Les chercheurs étudient la condition physique, le système immunitaire et le comportement de leurs 100 chiens de traîneaux âgés de huit à 13 ans. Le suivi se fera sur cinq ans.

Deux types de réponses immunitaires seront examinées : les réponses aiguës, quand un nouveau pathogène doit être combattu, et les réponses à long terme contre des pathogènes connues qui ont réussi à rester dans le corps de l’animal et connaissent un regain de vigueur. Les chercheurs vont également examiner le niveau d’inflammation des chiens.

Les tests comportementaux impliquent par exemple la rencontre d’un étranger, d’un miroir ou d’un jouet connu ou nouveau.

Les chercheurs pensaient au départ tester ce médicament sur des chiens domestiques. « Mais il aurait été compliqué pour les propriétaires de chiens de standardiser leur alimentation et nous n’aurions pas pu être certains que le médicament était donné de manière régulière, dit le DHuson. Le mieux était d’avoir un contrôle total sur une colonie de chiens. » Les bêtes ont été achetées à des opérateurs de chiens de traîneaux se débarrassant de leurs chiens moins performants.