(Washington) Plusieurs patients qui avaient été soignés après avoir utilisé des cigarettes électroniques ont dû être de nouveau hospitalisés, ont annoncé vendredi les autorités sanitaires américaines, qui continuent à enquêter sur cette épidémie de maladies pulmonaires responsable de la mort de 26 personnes.         

Agence France-Presse

Environ 1300 cas de maladies pulmonaires sévères associés au vapotage ont été recensés dans tout le pays depuis mars et pratiquement tous les patients ont été hospitalisés. Mais aucun signe d’affaiblissement de cette épidémie, malgré les avertissements des autorités sanitaires, n’était à signaler.

« Nous avons été informés qu’une poignée de personnes ont été réadmises pour des soins cliniques après avoir quitté l’hôpital, où ils étaient à cause d’une infection pulmonaire. Nous devons mieux comprendre ces situations », a confié à la presse Anne Schuchat, haute responsable des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC).  

Il y a « moins de cinq » personnes concernées, a-t-elle précisé ensuite, et le laps de temps entre la sortie d’hôpital et la réadmission variait, de cinq à 55 jours.

Les causes de ces nouvelles hospitalisations restaient, à ce stade, encore floues même si les enquêteurs penchaient pour plusieurs hypothèses comme par exemple la reprise de la cigarette électronique ou la sensibilité accrue des patients aux infections après avoir contracté une maladie pulmonaire.

Les autorités ont recommandé à tous les patients de faire une visite de routine, sous sept jours.

Selon Mme Schuchat, les recherches menées au niveau national suggèrent que les produits contenant du THC, l’agent psychoactif du cannabis, surtout ceux obtenus dans la rue ou de sources inconnues, jouent un rôle majeur dans l’épidémie.

Parmi les échantillons de produits contenant du THC testés jusqu’ici, 47 % comportaient de l’acétate de vitamine E, selon Ned Sharpless, le directeur par intérim de l’agence américaine du médicament (FDA).  

La vitamine E est un supplément normalement inoffensif qui s’achète sous forme de gélule à avaler, ou d’huile à appliquer sur la peau mais qui est nocif une fois inhalé ou chauffé.  

Pour l’instant, les enquêteurs pensent que certains cas sont dus aux pratiques à risque liées à la préparation du THC. Il se pourrait cependant que, dans quelques autres cas, il y ait d’autres causes à ces maladies.