Les chambres individuelles diminuent le problème des infections résistantes aux angibiotiques, selon une nouvelle étude montréalaise publiée ce matin dans la revue JAMA Internal Medicine.

Mathieu Perreault Mathieu Perreault
La Presse

« Le déménagement des patients du Royal Victoria au campus Glen du CUSM était l’un des plus gros changements de chambres avec plusieurs lits à des chambres individuelles en Amérique du Nord », explique l’auteure principale de l’étude, Emily McDonald, infectiologue au CUSM. « Nous avons pu mesurer l’impact sur les infections résistantes aux médicaments. »

L’effet le plus remarquable a été sur les entérocoques résistants à la vancomycine (ERV). La diminution a été de 75 %. Pour ce qui est du staphylocoque doré résistant à la méthicilline (SARM), une diminution a été observée pour la colonisation, c’est-à-dire une contamination par le SARM de nouveaux patients sans qu’une infection se déclare. Mais il n’y a pas eu de diminution de cas de SARM pour ce qui était des infections. Et il n’y a pas eu de diminutions des infections au clostridioides difficile (C. difficile).

« On pense que l’absence de diminution pour ce qui est du SARM est due au fait que nous sommes un centre de référence, dit la Dre McDonald. Alors les infections proviennent d’autres hôpitaux. Pour l’ERV, la diminution est très importante parce que la propagation se faisait à l’intérieur de l’hôpital. »

L’étude n’avait pas de données sur la colonisation au C. difficile. Les données de colonisation et d’infection entre 2013 et mars 2015, et entre avril 2015 et mars 2018, ont été utilisées pour l’étude.

Le déménagement du Royal Victoria en 2015 a touché plus de 350 patients. Les chambres de l’ancien Royal Victoria, qui avait été construit en 1893, comportaient trois ou quatre lits.