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Appel pour renforcer la coopération scientifique en Antarctique

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Sur les 80 principales stations de recherche installées en Antarctique, «deux seulement peuvent être qualifiées d'internationales, et encore ne concernent-elles chaque fois que deux pays».

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Agence France-Presse
Bruxelles, Belgique

La coopération scientifique internationale doit être renforcée en Antarctique afin de préserver le Continent blanc, ont plaidé mercredi à Bruxelles le prince Albert II de Monaco, l'ex-premier ministre français Michel Rocard et son ancien homologue australien Robert Hawke dans un appel commun.

«La recherche en Antarctique souffre d'un fractionnement regrettable», a déploré le prince Albert II, en ouvrant dans la capitale belge la 36e réunion consultative sur le Traité de l'Antarctique.

«Ce continent dédié à la science (...) ne bénéficie pas suffisamment de programmes scientifiques internationaux coordonnés», a-t-il regretté.

Sur les 80 principales stations de recherche installées en Antarctique, «deux seulement peuvent être qualifiées d'internationales, et encore ne concernent-elles chaque fois que deux pays», a poursuivi le prince, en insistant sur les avantages «économiques, écologiques et diplomatiques» qu'apporterait une concertation renforcée.

Cinquante pays sont partie au traité sur l'Antarctique, entré en vigueur en 1961 pour garantir l'utilisation de ce continent à des fins pacifiques. Un protocole, relatif à la protection de l'environnement en Antarctique, en fait depuis 1998 «une réserve naturelle dédiée à la science et à la paix».

La coopération scientifique internationale en Antarctique doit permettre la mise en commun des infrastructures et de la logistique, a déclaré Michel Rocard, ambassadeur français pour les pôles Arctique et Antarctique en faisant lecture de l'appel commun.

«Il est pour le moins surprenant de constater qu'il n'existe quasiment aucune initiative d'internationalisation des infrastructures et de la logistique dans la zone du traité», a-t-il constaté.

«Si l'on songe aux avantages potentiels que représente la mutualisation des moyens et des coûts logistiques, sans oublier la réduction de l'empreinte écologique, cette situation est plus surprenante encore», a-t-il précisé.

M. Rocard a appelé les parties au traité «à décider l'ouverture d'un espace de discussion et de réflexion» sur ce thème, d'autant plus nécessaire en temps de «crise mondiale et de difficultés budgétaires des États».

Le bénéfice serait «double», selon les signataires de l'appel: «un meilleur développement de la science et renforcement de l'harmonie internationale» en Antarctique.

L'Australien Robert Hawke était absent pour des raisons de santé à cette réunion qui doit s'achever le 29 mai.

De son côté, le prince Albert II de Monaco a insisté aussi sur la nécessité d'une mobilisation «la plus large possible» pour l'Antarctique, un «continent essentiel à notre survie» où «les obstacles et périls sont de plus en plus menaçants.

«Le danger de la surpêche commence à se poser de manière très aigüe», a-t-il constaté, plaidant pour «la création d'aires maritimes protégées» et d'une extension des principes du traité aux zones maritimes adjacentes à l'Antarctique.




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