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La plus grosse bulle du système solaire

Le système solaire.... (Illustration: Archives AP)

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Le système solaire.

Illustration: Archives AP

Agence Science Presse

C'est une bulle bien étrange, plus vaste que tout ce que vous pouvez imaginer, qui se contorsionne sous l'influence de forces - n'ayons pas peur des mots - cosmiques. C'est une bulle qui se déplace avec le Soleil et ses planètes, et qui nous protège - peut-être.

Une bulle dont les limites sont plutôt le territoire neutre d'une guerre qui dure depuis 5 milliards d'années : à l'intérieur de la bulle, c'est la zone d'influence des particules chargées électriquement, que notre Soleil éjecte en permanence (ou vent solaire). À l'extérieur, c'est la zone d'influence de tout le reste : les rayons cosmiques émanant des quatre coins de notre galaxie.L'élément nouveau : cette bulle a une forme inattendue, ont révélé les membres d'un projet de recherche baptisé IBEX (Interstellar Boundary Explorer). Cette bulle, qu'il convient plutôt d'appeler l'héliosphère, était censée, en vertu des connaissances d'il n'y a pas si longtemps, avoir la forme d'une goutte. Au lieu de cela, elle ressemble plutôt à un ruban, décrit sous toutes ses coutures dans pas moins de six articles parus en octobre dans la version en ligne de la revue Science.

Rien là pour affecter vos vies, en effet. Jusqu'ici, les astronomes présumaient (depuis un demi-siècle) que c'était le vent solaire qui sculptait les limites de cette bulle qui entoure le Soleil et toutes ses planètes, d'où la forme d'une goutte, orientée dans la direction vers laquelle avance le Soleil. À présent, il semble plutôt qu'on doive conclure que c'est le champ magnétique de notre galaxie qui donne à cette bulle sa forme étrange et son orientation.

Tout ceci est donc très loin du plancher des vaches, et a encore moins d'influence sur nous quand on pense que les sondes Voyager 1 et 2, lancées à la fin des années 1970, ont franchi ou sont en train de franchir les limites de l'héliosphère, et ce, sans subir le moindre dommage : comme les astronomes s'y attendaient, on a davantage affaire à une bulle de savon qu'à un mur.

Sauf que cette bulle de savon, cette héliosphère, suffit à bloquer 90 % des rayons cosmiques qui émanent du reste de la galaxie. Ce qu'on appelle « rayons cosmiques », ce sont plus spécifiquement des particules chargées électriquement qui, sans cette barrière, bombarderaient notre planète, et pourraient, croient la plupart des scientifiques, endommager l'ADN de tous les êtres vivants. Par conséquent, les contorsions que subit notre bulle protectrice en forme de ruban, ont-elles une influence sur la quantité de rayons cosmiques qui, à un moment ou à un autre, atteignent votre ADN et celui de cet arbre qui pousse devant votre fenêtre? Vous voilà déjà plus intéressés...

Car notre Soleil et ses planètes, bien qu'on ne s'en rende pas compte, se déplacent à travers la galaxie. Au fil de ces déplacements, ils traversent nécessairement des régions de l'espace où la densité des champs magnétiques fluctue, ce qui affecte la forme et la structure de notre bulle. Quel impact ces variations ont-elles eu, au fil des 5 derniers milliards d'années, sur les hauts et les bas de la vie sur Terre? Et quel impact dans le futur, tandis que notre Soleil continue sa course là où nul homme n'est jamais allé?




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