(Québec) Québec montre des signes d’impatience dans ses négociations avec la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ). Il brandit la menace d’une loi spéciale pour réduire la rémunération des médecins s’il n’y a pas de « perspective d’entente » vendredi, a fait savoir le président du Conseil du trésor, Christian Dubé.

Tommy Chouinard Tommy Chouinard
La Presse

La Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) a fait passer sa proposition de 250 à 400 millions de dollars par année. Mais le gouvernement Legault en veut davantage. Il ne chiffre toutefois pas ses attentes.

Lors d’une mêlée de presse mardi, Christian Dubé a tracé ce qu’il appelle « une ligne dans le sable ».

« Je pense qu’on a fait de belles avancées, il y a eu de bonnes discussions, mais là, je suis rendu à un endroit où il faut voir si on est capable d’avoir des perspectives d’entente. Je ne vous dis pas qu’on doit avoir une entente pour vendredi. Mais on doit avoir une perspective d’entente. Est-ce qu’on est assez avancé à la fin de la semaine pour dire qu’on est capable de régler ça ? » a-t-il affirmé. On n’est « pas encore » sur le point d’un accord selon lui.

Il rencontrera jeudi soir la présidente de la FMSQ, Diane Francœur. D’ici là, des discussions se tiendront entre les négociateurs des deux parties dans le dossier, l’ancien premier ministre Lucien Bouchard pour la FMSQ et Édith Lapointe pour le gouvernement.

À défaut de « perspective d’entente », Christian Dubé entend « regarder les autres alternatives ». « Et vous les connaissez, les autres alternatives », a-t-il ajouté, refusant de prononcer lui-même les mots loi spéciale.

Le premier ministre François Legault a déjà indiqué qu’il veut tirer un trait sur les négociations d’ici à la fin de l’année, quitte à déposer une loi spéciale.

« Ça fait un an que je travaille en sous-marin là-dessus. Puis comme on se rapproche de la date, c’est sûr que la pression est un peu plus forte », a témoigné Christian Dubé.