Le risque cancérigène associé à la présence de benzène dans le protoxyde d'azote, un gaz anesthésiant utilisé principalement en chirurgie pédiatrique et en dentisterie, est minime, conclut l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) dans un avis publié cet après-midi.

Ariane Lacoursière LA PRESSE

Lundi, le ministère de la Santé avait demandé aux établissements de santé de la province de cesser d'utiliser le protoxyde d'azote après que des contaminations eurent été détectées dans quatre hôpitaux du Québec.

Après avoir effectué une analyse toxicologique, l'INSPQ conclut qu'un patient «qui aurait été exposé pour une durée de douze heures à la dose maximale estimée pour le benzène aurait couru un risque accru de développer un cancer de 6 sur 100 millions». Ce risque est «20 fois plus faible que ce qui est généralement considéré comme négligeable en gestion du risque toxicologique d'origine environnementale au Québec.», écrit le ministère dans un communiqué.