Alors qu'une épidémie sans précédent de fièvre d'Ebola ayant fait jusqu'à maintenant 670 morts touche actuellement quatre pays d'Afrique de l'Ouest, le Québec se prépare à l'éventualité de soigner des patients porteurs du virus.

Ariane Lacoursière LA PRESSE

Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) du Québec a déclaré, hier, qu'un «guide sera diffusé prochainement dans le réseau de la santé et dans les hôpitaux pour [qu'on soit] prêt à recevoir et gérer les demandes d'analyses provenant de patients possiblement atteints du virus Ebola chez qui une fièvre hémorragique virale est suspectée».

Déjà, la maladie, dont le taux de mortalité atteint jusqu'à 90%, est «à déclaration obligatoire et à surveillance extrême» au Québec, explique la porte-parole du MSSS, Stéphanie Ménard.

Tout médecin qui soupçonne qu'un patient est atteint de la maladie doit isoler le patient et suivre une série de mesures strictes. Il doit notamment faire des prélèvements sur ce patient et envoyer les échantillons au Laboratoire national de microbiologie, situé à Winnipeg.