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Montréal veut éliminer les gras trans de ses restaurants

Montréal deviendra-t-elle la première ville québécoise à interdire les gras trans dans ses restaurants ?

Inspirée par ce qui se fait déjà à New York, Boston ou même Calgary, la Ville veut mettre sur place un projet pilote, avec l'aide de la Direction de la santé publique. On ne sait pas encore si les gras trans seront complètement interdits des cuisines ou à quels types de restaurants s'appliqueront les mesures. Trop tôt pour le déterminer, estime Richard Thériault, du cabinet du maire. «L'idée est sur la table et notre intention est bien claire», assure-t-il, précisant toutefois que les gens de l'industrie seront consultés dans le processus. Les boulangeries montréalaises pourraient aussi être visées par le projet. De nombreux restaurants appartenant à des chaînes de restauration rapide ont déjà modifié leurs recettes pour éliminer les gras trans, précisément parce que les initiatives pour les bannir se multiplient et que les consommateurs sont de plus en plus sensibles aux logos «sans gras trans». Mais ces vilains gras ne se trouvent pas uniquement dans les friteuses. L'industrie alimentaire les utilise encore abondamment parce qu'ils sont pratiques et moins coûteux.

Selon Suzie Pellerin, de la Coalition québécoise sur la problématique du poids, l'industrie alimentaire est prête à les remplacer. «Et les gras trans sont une grande préoccupation dans la population», dit-elle. Des études ont déjà lié la consommation de ces graisses, souvent produites artificiellement, à une augmentation des risques de problèmes cardiovasculaires.

Le conseiller Marvin Rotrand, qui presse l'administration municipale d'agir pour limiter l'utilisation de gras trans depuis des mois, se dit satisfait de cette initiative qui inclut plusieurs maillons de la chaîne alimentaire. À l'origine, il souhaitait que la Ville agisse directement, et plus rapidement, sur les restaurateurs. Richard Thériault explique que la Ville n'a pas de pouvoir en santé publique et que de demander à Québec de chapeauter un projet pilote était la manière la plus efficace d'en arriver à un règlement.

Les représentants de Montréal et Québec devaient avoir une première rencontre avant les Fêtes, mais les élections ont bousculé l'échéancier initial. La démarche pourrait être assez longue. Lise Bertrand, nutritionniste à la Direction de la santé publique, explique qu'il ne faut pas prendre les choses à la légère. «Par exemple, il faut penser aux moyens pour faire un suivi, si nous demandons aux restaurateurs d'éliminer les gras trans, dit-elle. À New York, je n'ai toujours pas vu leur système d'inspection...»




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