Établi dans les années 1970 à Saint-Jean-de-Matha, dans Lanaudière, le centre de ski de fond et de raquette Montagne coupée est réputé et apprécié. L’entreprise Ski Montagne coupée, propriété de Stéphanie Charest et de Nicolas Robert, l’exploite depuis 2016. Le non-renouvellement de son bail, annoncé par le couple au début de février, a suscité un vif élan de solidarité parmi les fondeurs qui fréquentent le centre.

Publié le 15 mars
Ariane Krol
Ariane Krol La Presse

Une pétition évoquant notamment la crainte de perdre une « expertise de pointe » dans l’entretien des pistes, et demandant à l’Abbaye de reconsidérer sa décision, a recueilli plus de 4600 noms en quatre semaines.

Les discussions ont repris avec le centre de ski Montagne coupée, dont la fin du bail suscite de vives inquiétudes chez les usagers, a fait savoir l’Abbaye Val Notre-Dame, propriétaire des terrains. « Les deux parties sont revenues à la table de discussion », nous a-t-on indiqué du côté de l’Abbaye vendredi.

Les explications données par le Magasin de l’Abbaye sur sa page Facebook le 9 février, assurant que le ski de fond est « une tradition là pour rester », ont également suscité de nombreux commentaires en faveur des Charest-Robert.

Les discussions ont repris il y a un peu plus d’une semaine, selon l’Abbaye. « Tout le monde discute pour essayer de trouver une nouvelle forme de partenariat qui va satisfaire tant les gens de Ski Montagne coupée que les gens de l’Abbaye », a précisé un porte-parole qui n’est pas autorisé à parler en son nom propre.

« Pour l’instant, nous ne pouvons pas commenter [la situation] », ont répondu les propriétaires de Ski Montagne coupée par message texte.

Vers quatre saisons

Ski Montagne coupée compte une « trentaine d’employés fidèles », de nombreux partenariats, notamment avec des groupes scolaires, et « plus de 500 membres, 20 000 visiteurs et 130 inscriptions à l’école de ski par saison », a indiqué l’entreprise dans son communiqué du 3 février.

Une famille « qui s’est donnée corps et âme et a tout investi, et sans laquelle le ski de fond dans Lanaudière ne connaîtrait jamais le succès actuel » est en jeu, plaide la pétition, présentée comme une initiative « entièrement indépendante ».

Le centre, qui comprend plusieurs dizaines de kilomètres de sentiers travaillés mécaniquement, fait partie d’un ensemble de terrains achetés par les moines cisterciens en 2004 pour y construire leur monastère.

Ceux-ci recherchent un partenariat permettant de développer des activités récréotouristiques de plein air à l’année, et non plus seulement l’hiver, afin de créer un « pôle d’attraction » pouvant amener de la croissance économique dans la région de Saint-Jean-de-Matha.

« On veut vraiment garder le site tel qu’il est, naturel, enchanteur, donc on ne construit pas de condos, on ne rase pas d’arbres », assure-t-on toutefois.

Les moines ont plutôt le désir « d’ouvrir un peu plus le site au grand public et de permettre à tout le monde d’y avoir accès sans que ce soit nécessairement des activités payantes ».

Les discussions actuelles portent sur les activités relevant de l’expertise hivernale de Ski Montagne coupée, alors que les activités et les services additionnels seraient assurés par d’autres partenaires.

Les activités qui s’ajouteront sur le site devraient faire l’objet d’une annonce au cours des prochains mois, prévoyait-on vendredi.

Consultez la pétition