Un député britannique qui s'est vu interdire l'entrée au Canada considère la possibilité d'intenter des poursuites judiciaires contre le gouvernement fédéral pour avoir été déclaré terroriste.

Alexander Panetta LA PRESSE CANADIENNE

Les avocats de George Galloway ont dit que des avocats avaient indiqué à leur client qu'il pourrait bien obtenir des dédommagements financiers au terme d'une poursuite en diffamation.

Le gouvernement de Stephen Harper soutient que ce député, élu à cinq reprises au Royaume-Uni, ne peut pas entrer au Canada, parce qu'il s'adonne au terrorisme et qu'il faisait partie d'un groupe qui s'adonnait au terrorisme.

Cette position serait fondée sur le fait que M. Galloway a livré de l'aide humanitaire à Gaza à la suite de la récente offensive menée par Israël, et qu'il a donné 45 000 $ au gouvernement du Hamas, une organisation considérée comme terroriste et bannie au Canada.

George Galloway devait visiter trois villes canadiennes dans le cadre d'une tournée de conférences organisée par des militants antiguerre. Il se trouve présentement aux États-Unis, où il effectue une tournée similaire.

Ses partisans affirment qu'il tentera tout de même de traverser la frontière, probablement lundi.

Les avocats de M. Galloway contestent l'interdiction d'entrée au Canada en Cour fédérale, et ils ont dit que leur client s'était entretenu avec d'autres procureurs à propos d'une poursuite au civil.

Hadayt Nazami, un avocat de Toronto qui fait partie de l'équipe d'avocats de M. Galloway, a affirmé qu'il savait que son client s'était entretenu avec des avocats, qui lui ont dit qu'il y avait matière à poursuite au civil.