Le directeur du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) a demandé la tenue d'une enquête pour éclaircir le rôle qu'ont joué les services d'espionnage dans le dossier d'un Montréalais emprisonné au Soudan.

LA PRESSE CANADIENNE

Jim Judd a confié au Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité le mandat d'examiner les actions du SCRS face à Abousfian Abdelrazik, un Canadien comptant des membres de sa famille à Montréal. Abdelrazik a été arrêté alors qu'il rendait visite à sa mère malade au Soudan, en 2003. Il n'a cependant pas été accusé, mais dit avoir été interrogé par des agents du SCRS et du FBI.

Les autorités soudanaises ont libéré Abdelrazik, mais il se trouve encore à l'ambassade du Canada à Khartoum.

Récemment, Abdelrazik a logé une plainte auprès du Comité de surveillance, mais il n'était pas certain que le Comité puisse prendre ce dossier en main, car plusieurs agences fédérales pourraient être impliquées.