Le Bureau de la sécurité des transports (BST) affirme que ses enquêteurs n’ont trouvé aucun défaut mécanique dans un train qui a déraillé et entraîné un déversement de pétrole dans un secteur rural de la Saskatchewan.

Daniela Germano
La Presse canadienne

Le train de marchandises du Canadien Pacifique a déraillé le 6 février près de Guernesey, à environ 115 kilomètres au sud-est de Saskatoon.

L’accident a provoqué des flammes et une épaisse fumée noire dans l’air et déversé 1,2 million de litres de pétrole brut.

Aucun blessé n’a été signalé, mais 85 résidants ont été évacués de la zone pendant plus de 24 heures.

Un autre déraillement en décembre à une dizaine de kilomètres de là sur les mêmes voies a déversé 1,5 million de litres de pétrole et a également provoqué un incendie.

Le BST indique dans un rapport préliminaire que 32 des 104 wagons-citernes transportant du pétrole ont déraillé et que plusieurs wagons ont été brisés.

« Un examen de l’enregistreur a permis de déterminer que le train était manipulé conformément aux exigences réglementaires et de l’entreprise », indique le rapport publié vendredi.

Le document affirme qu’il y a un intérêt important à examiner les wagons-citernes en cause de type TC-117J, qui sont devenus la norme de l’industrie à la suite de l’élimination des DOT-111 impliqués dans la catastrophe ferroviaire mortelle à Lac-Mégantic, en 2013.

Chaque wagon-citerne doit être nettoyé et inspecté, a indiqué le BST. Les enquêteurs travaillent avec le Bureau de la sécurité des transports des États-Unis et le fabricant de wagons-citernes Trinity.

Tous les wagons-citernes et les composantes importantes récupérées sur le site du déraillement seront envoyés au laboratoire d’ingénierie du BST à Ottawa à des fins d’analyse.

« Une fois les travaux sur les lieux terminés, toutes les informations disponibles seront examinées afin de faire une évaluation plus précise des dommages subis par les wagons-citernes et de la quantité de produit déversée », indique le rapport.

« Ce travail prendra du temps. »

Peu de temps après le déraillement, le gouvernement fédéral a ordonné des limites de vitesse plus basses pour tous les trains transportant de grandes quantités de marchandises dangereuses.

En réponse, le Canadien Pacifique et le Canadien National ont informé leurs clients qu’ils restreignaient les permis pour le transport de marchandises dangereuses, comme le pétrole.