Les Canadiens ont des questions et ils méritent des réponses, a dit en conférence de presse jeudi le ministre des Affaires étrangères François-Philippe Champagne.

Janie Gosselin Janie Gosselin
La Presse

L’Iran a démontré une ouverture aux demandes canadiennes, a-t-il ajouté.

Comme le premier ministre Justin Trudeau avant lui, M. Champagne a lui aussi évoqué la possibilité d’un missile lancé par l’Iran, possiblement accidentellement, sur l’avion transportant 176 personnes, qui s’est écrasé mercredi matin près de Téhéran, peu après des tirs de missiles lancés vers des bases américaines en Irak.

Le ministre a discuté avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif mercredi soir. Il demandait une participation du Canada à l’enquête et lui a souligné la nécessité, pour les Canadiens, de pouvoir offrir des services consulaires à ses ressortissants. Il a souligné à l’Iran la nécessité d’émettre rapidement des visas à une équipe canadienne. « On suit la situation d’heure en heure », a dit M. Champagne, jugeant la réponse reçue « encourageante ».

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Le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif

Même s’il a avancé la thèse d’un missile en conférence de presse, M. Champagne n’en a pas discuté avec son homologue mercredi soir. « C’est une situation très fluide qui évolue et je n’avais pas cette information à ce moment », a-t-il dit, ajoutant toutefois qu’il a condamné « en termes très clairs » les attaques de missiles contre les forces de la coalition.

Dans un communiqué, l’autorité de l’aviation civile iranienne avait affirmé avoir invité les enquêteurs Canada à se joindre à l’enquête. M. Champagne n’a pas confirmé cette affirmation.

Le premier ministre Trudeau a indiqué en conférence de presse que l’Iran avait exprimé une « ouverture » par rapport à la participation canadienne à l’enquête.

Le Canada n’a plus de relations diplomatiques avec l’Iran depuis 2012.

Quelque 63 des 176 personnes qui ont péri dans l’écrasement du Boeing mercredi matin près de Téhéran étaient canadiennes.