(Ottawa) Le vice-amiral Art McDonald, commandant de la Marine royale canadienne, sera le prochain chef des Forces armées canadiennes.

La Presse Canadienne

Le premier ministre Justin Trudeau en a fait l’annonce mercredi, mettant fin à des mois de spéculation sur le successeur du général Jonathan Vance au poste de chef d’état-major de la Défense du Canada.

Art McDonald était commandant de la Marine depuis juin 2019.

Sa nomination clôt une longue disette au sein de la Marine, qui a été boudée par divers gouvernements ayant plutôt préféré nommer des officiers de l’Armée canadienne et de l’Aviation royale canadienne à la tête des Forces armées.

Cette annonce survient aussi dans la foulée des actions en justice intentées, puis abandonnées contre un autre ancien commandant de la Marine, Mark Norman, qui était pressenti pour succéder au général Vance.

S’exprimant devant sa résidence à Ottawa, Justin Trudeau a affirmé qu’Art McDonald supervisera l’implication militaire dans le déploiement des vaccins contre la COVID-19 à travers le pays.

« Le vice-amiral McDonald apporte avec lui des décennies d’expérience et de service. Il a joué un rôle de direction dans de nombreux domaines », a dit M. Trudeau. « Je sais qu’il continuera d’assurer un leadership solide pour les Forces armées canadiennes alors qu’elles œuvrent à protéger les Canadiens au pays et à défendre nos valeurs dans le monde entier. »

Il a également remercié le général Vance pour son service. Ce dernier avait annoncé sa démission en juillet, après plus de cinq ans en tant que chef d’état-major de la Défense du Canada.

« Le général Vance détient maintenant le record du chef d’état-major de la Défense le plus longtemps en poste et je tiens à le remercier pour ses années de service et son leadership », a déclaré le premier ministre.

Dans une entrevue avec La Presse canadienne la semaine dernière, M. Trudeau avait laissé entendre que l’annonce de son successeur était imminente.

Le premier ministre avait alors indiqué qu’une de ses priorités serait la lutte contre le racisme systémique dans les rangs et la création de Forces armées plus inclusives « où il y a moins de rapports inquiétants et troublants sur l’extrémisme qui continuent de faire surface de temps à autre ».

Plusieurs cas très médiatisés ont surgi dans les dernières années, dont celui d’un ancien réserviste qui était un recruteur présumé pour un groupe néonazi et qui est maintenant détenu aux États-Unis en vertu d’accusations liées aux armes à feu.

L’armée enquête également sur le 4e Groupe des Rangers canadiens en raison de soupçons selon lesquels certains membres seraient associés à des groupes de droite.

Un militaire a aussi été arrêté en juillet après avoir apparemment défoncé les grilles de Rideau Hall au volant d’un camion avec une arme chargée et proféré des menaces contre le premier ministre.