(Ottawa) Les négociations doivent reprendre la semaine prochaine au sujet de quelque 70 000 employés du gouvernement fédéral, la plupart ayant été mis à contribution pour remettre des millions de dollars en aide d’urgence aux Canadiens pendant la pandémie de la COVID-19.

La Presse canadienne

L’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), qui représente environ 140 000 fonctionnaires, a affirmé jeudi que le gouvernement Trudeau avait accepté de retourner à la table de négociations le 23 juin avec un groupe contenant environ la moitié de ses membres.

Les négociations devraient aussi reprendre pendant la semaine du 6 juillet pour les près de 30 000 employés de l’Agence du revenu du Canada.

Un obstacle important pour les deux groupes lors des négociations en septembre concernait les salaires.

Les négociations ont échoué l’automne dernier et l’AFPC était sur le point de tenir des votes de grève en mars quand la pandémie a paralysé le Canada.

Ces votes ont été suspendus indéfiniment.

L’AFPC tente également d’obtenir des compensations pour plus de 250 000 fonctionnaires victimes des aléas du système de paie Phénix du gouvernement.

Si d’autres syndicats ont conclu un accord avec le gouvernement le mois dernier concernant des compensations dans l’affaire Phénix, l’AFPC a rejeté l’offre, l’a qualifiant d’inadéquate.

L’AFPC a mentionné que des milliers de ses membres ont écrit au gouvernement au cours des dernières semaines pour exhorter le Conseil du Trésor à retourner à la table de négociations, après avoir vu les gouvernements provinciaux et municipaux reconnaître la valeur du travail de leurs employés pendant la pandémie.

« Il est temps que le gouvernement fédéral fasse la même chose pour ses employés », a dit le président national de l’AFPC, Chris Aylward, par communiqué.