(Guelph) Un rapport dévoilé la semaine dernière révèle que 118 femmes et filles avaient été tuées jusque-là cette année par la violence au Canada, ce qui signifie qu’il y a eu un meurtre de femme à chaque trois jours, en moyenne.

Jean-Philippe Denoncourt
La Presse canadienne

Dans ces dossiers, 87 % des accusés étaient des hommes et 13 %, des femmes.

Le rapport publié par l’Observatoire canadien du fémicide pour la justice et la responsabilisation ajoute que les femmes âgées de 25 à 54 ans continuent d’être surreprésentées dans le bilan des meurtres de femmes. Neuf femmes tuées sur dix cette année avaient au moins un enfant.

Un peu plus d’un accusé sur quatre s’est suicidé après le meurtre, la majorité de ces cas impliquant des partenaires intimes masculins actuels ou anciens.

Le rapport précise que les taux les plus élevés de meurtres de femmes et de filles ont été observés dans deux des trois territoires, le Nunavut et le Yukon. Parmi les provinces, les pires taux ont été relevés au Manitoba et en Alberta, alors que les plus faibles ont été compilés en Nouvelle-Écosse, au Québec et à Terre-Neuve-et-Labrador.

Les détails sur les meurtres de femmes dans les provinces du Canada révèlent qu’au Québec, 605 femmes et filles ont été assassinées de 1997 à 2015.

D’autre part, en général, il y a eu déclin important du nombre de meurtres au Canada depuis 1975, davantage chez les hommes que chez les femmes.

Le rapport provisoire de l’Observatoire canadien du fémicide pour la justice et la responsabilisation a été publié au jour du 30e anniversaire de la tuerie du 6 décembre 1989 qui a coûté la vie à 14 jeunes femmes à l’École polytechnique de Montréal. L’Observatoire basé à Guelph, en Ontario, entend le mettre à jour le mois prochain.