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Que font les jeunes quand, en apparence, ils ne font rien?

C'est là la question importante que Statistique Canada a étudiée chez les 779... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE)

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PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE

Louise Leduc
La Presse

C'est là la question importante que Statistique Canada a étudiée chez les 779 000 jeunes de 15 à 29 ans qui, à la date de référence de septembre 2018, n'étaient ni en emploi, ni aux études, ni en formation et qui représentent 11,3 % de leur groupe d'âge.

Au chômage dans un tiers des cas

Parmi tous les jeunes de 15 à 29 ans qui n'étaient ni en emploi, ni aux études, ni en formation, 34,5 % étaient chômeurs (donc à la recherche d'un emploi et disponibles pour travailler) et 65,5 % étaient inactifs. « Bien que ces deux groupes puissent être à risque de prendre du retard sur leurs pairs en ce qui concerne l'expérience de travail, cette inquiétude est généralement plus élevée pour les jeunes qui sont inactifs, étant donné qu'ils pourraient éprouver des difficultés à intégrer ou réintégrer le marché du travail », écrivent Emmanuelle Bourbeau et Rachelle Pelletier, auteures de l'étude.

En transition

En réalité, un peu plus de la moitié des jeunes qui, officiellement, se déclarent ni en emploi, ni aux études, ni en formation « étaient à l'école ou avaient travaillé au cours des 12 mois précédents », peut-on lire. Au moment où ils ont été sondés, certains d'entre eux étaient donc possiblement entre deux emplois « ou en phase de transition entre l'école et le travail ». Près de 4 jeunes Canadiens sur 10 qui n'étaient officiellement ni en emploi, ni aux études, ni en formation, mais qui avaient néanmoins travaillé dans les mois précédents avaient occupé un poste temporaire plutôt que permanent. Cela « met en évidence les situations de précarité d'emploi ou de revenus auxquelles certains de ces jeunes peuvent être confrontés », font remarquer les auteures.

En train de s'occuper de leurs enfants

Parmi les jeunes qui ne sont ni en emploi, ni à l'école, ni en formation, 14,4 % ont indiqué que leur activité principale des 12 mois précédents consistait à s'occuper des enfants. « Cette réponse était beaucoup plus fréquente chez les femmes (26,4 %) que chez les hommes (1,3 %) », indique-t-on. Les femmes de 25 à 29 ans étaient les plus susceptibles de s'être occupées d'enfants (38,8 %), suivies des femmes de 20 à 24 ans (17,7 %). Les immigrantes sont plus nombreuses à se retrouver dans cette catégorie que les Canadiennes d'origine.

Ralentis par un problème de santé

Un peu plus de 1 personne sur 10 a déclaré qu'un problème de santé physique ou mentale ou qu'une incapacité l'avait empêchée de faire autre chose comme activité principale.

Et les autres ?

Que faisaient tous les autres en septembre 2018 ? Environ 29 % des personnes officiellement inoccupées faisaient du bénévolat dans une certaine mesure, même si ce n'était pas là leur activité principale (et que les personnes actives font davantage de bénévolat) ; 8,2 % ont déclaré être occupées à se chercher un emploi rémunéré, tandis que 4,4 % ont répondu que les travaux ménagers constituaient leur tâche principale. D'autres encore ont déclaré s'être trouvées en voyage, en apprentissage d'une langue ou ont dit qu'elles ne faisaient « rien ».




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