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Le poids démographique du Québec au Canada continue à diminuer

Recevant moins d'immigrants, les naissances étant en baisse et perdant des habitants au profit de sa voisine ontarienne, le Québec ne représente plus que 22,6 % de la population du pays, note le plus récent bilan démographique de l'Institut de la statistique du Québec.

8 341 500

Population du Québec au 1er janvier 2018. La province a ainsi gagné 85 700 habitants en 2017, soit 1 %. Cette croissance a toutefois été inférieure à la moyenne canadienne, si bien que le poids démographique du Québec a continué à diminuer. Formant 28 % de la population canadienne en 1971, les Québécois représentent désormais 22,6 % du pays. Principal lieu de chute des immigrants depuis longtemps, l'Ontario a en comparaison vu son poids passer d'un peu moins de 36 % à 38,6 % durant cette période.

POIDS DU QUÉBEC DANS LA POPULATION CANADIENNE (en pourcentage)

1971 : 27,9 %

1976 : 27,3 %

1981 : 26,4 %

1986 : 25,7 %

1991 : 25,2 %

1996 : 24,5 %

2001 : 23,8 %

2006 : 23,4 %

2011 : 23,3 %

2016 : 22,8 %

2017 : 22,7 %

2018 : 22,6 %

IMMIGRATION

L'immigration représente de loin le principal facteur de croissance de la population du Québec. La province a attiré 52 400 immigrants en 2017, tandis que 8900 Québécois sont partis vivre à l'étranger. Reste que le Québec a attiré seulement 18,3 % des immigrants au Canada, soit moins que son poids démographique. Les données indiquent que 73 % des immigrants arrivés en 2015 étaient toujours au Québec deux ans plus tard. En plus des immigrants, on notait l'ajout de 31 000 résidents non permanents, principalement des travailleurs temporaires et des demandeurs d'asile.

PRINCIPAUX PAYS DE NAISSANCE DES IMMIGRANTS AU QUÉBEC

Chine 9,8 %

France 8,6 %

Syrie 7,0 %

Inde 6,3 %

Algérie 4,7 %

BAISSE DES NAISSANCES

La baisse du nombre de naissances observée depuis quelques années se poursuit. Le Québec a vu naître 83 900 bébés en 2017, soit 3 % de moins que l'année précédente. Bien qu'en baisse, le taux de fécondité du Québec (1,54 enfant par femme) reste supérieur à la moyenne canadienne (1,49). Fait à souligner, l'immigration contribue également à soutenir le rythme des naissances. En effet, un enfant sur trois (32 %) né en 2017 avait au moins un parent né à l'étranger, constate l'ISQ. C'est nettement plus qu'en 2000, où la proportion était d'un sur cinq (21 %). Pendant que les naissances diminuent, les décès augmentent, conséquence du vieillissement de la population. En 2017, 66 300 personnes sont décédées. En cumulant naissances et décès, l'année 2017 a été marquée par le plus faible taux de croissance naturel depuis 1972, soit 0,2 %.

VIEILLISSEMENT MARQUÉ 

42,2

Âge médian au Québec en 2017. Les données de l'ISQ continuent à montrer un vieillissement marqué dans la province. En comparaison, l'âge médian était de 25,6 ans en 1971 et de 38,5 ans en 2001. À ce rythme, l'ISQ anticipe qu'il dépassera le seuil des 45 ans vers 2036. L'espérance de vie au Québec est l'une des plus élevées au monde. Les hommes vivent en moyenne 80,6 ans et les femmes, 84,5 ans. C'est davantage que la moyenne canadienne. Le Québec compterait actuellement 1700 centenaires, dont 90 % sont des femmes.

PERTES AU PROFIT DES AUTRES PROVINCES

- 6500

Le Québec continue à voir des milliers de citoyens partier chaque année vers d'autres provinces, bien que l'exode ait quelque peu ralenti en 2017. Les pertes se sont surtout faites au profit de l'Ontario (- 6300) et de la Colombie-Britannique (- 600). Par contre, le Québec a enregistré l'an dernier des gains aux dépens de l'Alberta (+ 500). La province de l'Ouest a vu sa croissance freiner depuis la crise secouant le secteur des sables bitumineux.

MONTRÉAL EN FORTE CROISSANCE

Depuis cinq ans, la grande région de Montréal, en incluant donc les banlieues, connaît la plus forte croissance de population au Québec. Sur l'île, l'immigration alimente l'essentiel de cette augmentation. Montréal a en effet attiré 61 % des nouveaux arrivants de la province depuis cinq ans, alors qu'elle abrite le quart de la population du Québec. Ville universitaire, la métropole est aussi plus jeune, l'âge médian y étant de 38,7 ans. Principale ombre au tableau, l'île perd toutefois beaucoup d'habitants - tout près de 20 000 l'an dernier - au profit de ses régions périphériques.

QUÉBEC AU RALENTI

La région de Québec connaît une croissance plus faible que la moyenne provinciale, l'immigration y étant plus faible. La capitale a attiré seulement 5,7 % des nouveaux arrivants au cours des cinq dernières années, soit moins que son poids de 9 %. La population de la capitale est aussi plus vieille, l'âge médian y étant de 43,3 ans. La région connaît de plus une baisse plus marquée des naissances. Le taux de fécondité y est de 1,45 enfant par femme, en deçà de la moyenne provinciale.




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