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UPAC: le faible sentiment d'appartenance des enquêteurs pose problème, croit Coiteux

« On a affaire à des enquêteurs qui... (PHOTO FRANCOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE)

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« On a affaire à des enquêteurs qui ont un sentiment d'appartenance plus au moins fort, compte tenu du fait qu'ils appartiennent à une autre organisation. (...) Le sentiment d'appartenance dans un corps policier, c'est important », a fait valoir Martin Coiteux.

PHOTO FRANCOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE

(Québec) Le sentiment d'appartenance «plus ou moins fort» des enquêteurs de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) explique en partie le climat de méfiance et de rivalité qui teinte son Bureau des enquêtes sur la corruption (BEC), croit le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux.

Selon lui, il faut adopter rapidement le projet de loi 107 visant à faire de l'UPAC un corps policier indépendant afin de régler les constats troublants publiés hier dans le résumé de trois pages d'un rapport réalisé à l'automne 2016 par Karine Martel, responsable du harcèlement psychologique à la Sûreté du Québec (SQ). Ce rapport fait état d'un climat de méfiance, de favoritisme, de jalousie et de rivalité au sein des agents du BEC.

«Je suis convaincu que le projet de loi 107 va améliorer les choses à l'interne. On a affaire à des enquêteurs qui ont un sentiment d'appartenance plus au moins fort, compte tenu du fait qu'ils appartiennent à une autre organisation. (...) Le sentiment d'appartenance dans un corps policier, c'est important», a fait valoir M. Coiteux à son arrivée au caucus libéral, mercredi.

Pour le premier ministre Philippe Couillard, les révélations sur le climat de travail à l'UPAC rendent plus pertinent que jamais le projet de loi 107, que son gouvernement a amendé l'automne dernier. Cette pièce législative «apporte la seule solution concrètement utile» à ses yeux.

Le projet de loi prévoit notamment la création d'un comité de surveillance de l'UPAC, dont les membres seraient nommés aux deux tiers par l'Assemblée nationale. Cet organisme, qui ferait régulièrement rapport aux parlementaires, pourrait se pencher sur les problèmes de relations de travail comme ceux qui sont décrits dans le rapport déposé mardi.

«Dans une situation telle que celle à laquelle vous faites allusion, c'est le comité de surveillance qui représente la meilleure réponse», a résumé M. Couillard. 

Le PQ croit que l'UPAC cache des choses  

Pendant la mêlée de presse, le ministre a dit souhaiter la collaboration de l'opposition officielle pour adopter rapidement son projet de loi, mais le critique péquiste en matière de Sécurité publique, Stéphane Bergeron, ne voit pas les choses de la même manière. 

«Nous avons des raisons de penser qu'il y a des informations [dans le rapport Martel] que ne contenait pas celui qui a été déposé hier par le ministre», a dit le député du Parti québécois (PQ), laissant entendre que des sources lui disent que des informations sont demeurées cachées.

«Pourquoi cherche-t-on absolument à maintenir Robert Lafrenière en poste? Est-ce qu'il détient des informations sur le Parti libéral et on craint de voir ces informations sortir?», s'est questionné M. Bergeron.

«Je trouve assez épouvantable ce qui est dit de la part de l'opposition officielle. On se lance dans des accusations qui sont totalement gratuites pour faire de la joute politique. Ce sont de dérapages verbaux. (...) Dans le cadre du débat sur le projet de loi 107, ils en profitent pour beurrer épais et se lancer dans des allégations qui sont, ma foi, totalement gratuites et totalement déplorables», a vivement répondu Martin Coiteux.

«J'aimerais ça que M. Bergeron nous donne des preuves de cela. Tu ne peux pas dire ça sans preuve, alors j'aimerais qu'il nous donne plus d'information», a ajouté de son côté le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault. 

Plus tard en journée, alors qu'il était questionné si des sources affirmaient au PQ que l'UPAC camouflait potentiellement de l'information, Jean-François Lisée a nuancé les propos de son porte-parole en matière de Sécurité publique. 

«Les documents sont caviardés et on demande depuis longtemps à les voir. On n'a pas besoin de sources pour savoir qu'on nous cache des choses», a-t-il affirmé.  

«Ça fait longtemps que l'on sait que les libéraux ont créé l'UPAC à reculons. (...) Est-ce qu'il y a quelqu'un, quelque part, qui a fait exprès pour que ça soit dysfonctionnel?», s'est pour sa part questionné le co-porte-parole de Québec solidaire (QS), Gabriel Nadeau-Dubois. 

- Avec Martin Croteau et Tommy Chouinard




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