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Inondations de 2011: recours collectif demandé dès mardi

Vue de maisons inondées à St-Jean sur Richelieu... (Photo Bernard Brault, archives La Presse)

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Vue de maisons inondées à St-Jean sur Richelieu lors des inondations du printemps 2011.

Photo Bernard Brault, archives La Presse

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La Presse Canadienne

Des sinistrés des inondations de la rivière Richelieu, en Montérégie, s'adresseront à la Cour supérieure du Québec, dès mardi, dans l'espoir de pouvoir intenter un recours collectif contre les gouvernements de la province et du Canada pour obtenir une somme qui pourrait dépasser les 200 millions de dollars.

Le requérant est Denis Dupuis, un homme dont la demeure a été lourdement abîmée par les eaux en 2011.

Selon Alain Arsenault, l'un des avocats au dossier, M. Dupuis a eu droit à une aide gouvernementale qui lui a permis de couvrir environ 80 pour cent des dépenses engagées pour remettre sa maison en bon état.

Me Arsenault ajoute que son client a, tout de même, dû contracter un emprunt majeur pour exécuter les travaux et qu'en plus, il a été contraint de passer huit mois à l'extérieur de chez lui.

Si le recours est autorisé, il serait susceptible d'englober quelque 3000 sinistrés d'après Me Arsenault.

Il pense qu'ils pourraient réclamer des dédommagements à la fois pour la partie non couverte des rénovations qu'ils ont eu à entreprendre, mais aussi pour leurs souffrances morales.

L'avocat raconte que, dans le cas de M. Dupuis, «ça été difficile pour lui de passer à travers cette épreuve» et qu'il a frôlé la dépression.

Pour apaiser sa souffrance et venir à bout de son stress, «il a rencontré des psychologues et d'autres victimes».

Il affirme que malheureusement, son client n'est pas nécessairement au bout de ses peines, car «son terrain a déjà commencé à être inondé» cette année.

Alain Arsenault estime que Denis Dupuis et tous les autres malchanceux qui sont confrontés à ce problème ont de quoi s'impatienter.

Il précise que, dès les années 1930, «les autorités s'étaient engagées à faire des travaux pour que les inondations à répétition arrêtent».

Cependant, il souligne qu'elles ne les ont jamais pleinement éliminées.

Me Arsenault juge que le résultat a été catastrophique puisqu'«on calcule que, depuis 1963, des inondations presque comparables à celles de 2011, il y en a eu aux trois ans sur des étendues plus ou moins grandes».




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