Les deux ressortissants canadiens emprisonnés au Caire, en Égypte, sont restés derrière les barreaux, mercredi, alors qu'un calme précaire dans la capitale y a permis la réouverture de l'ambassade canadienne.

Publié le 21 août 2013
Terry Padwell LA PRESSE CANADIENNE

En entrevue avec La Presse Canadienne, l'ambassadeur de l'Égypte au Canada, Wael Aboulmagd, a déclaré qu'il était possible que Tarek Loubani et John Greyson puissent être libérés avant la période de 15 jours de détention ordonnés par les procureurs égyptiens.

Il a expliqué que c'était techniquement possible, puisque la loi ne permettait pas une période d'emprisonnement plus longue dans ce contexte. Selon lui, leur première période de détention pourrait être de quatre jours, mais il se peut que les procureurs décident par la suite qu'ils ont besoin de plus de temps.

M. Aboulmagd a toutefois souligné qu'en vertu du système judiciaire égyptien, il ne lui était pas possible d'intervenir dans cette affaire et que la décision de libérer ou non les deux hommes revenait entièrement aux procureurs.

John Greyson, un réalisateur torontois, et Tarek Loubani, urgentologue à London, ont été arrêtés par la police vendredi à leur arrivée au Caire, d'où ils prévoyaient rejoindre la bande de Gaza. Selon des amis et les familles des deux hommes, M. Greyson voulait faire du repérage en vue d'un éventuel documentaire tandis que le Dr Loubani s'y rendait pour enseigner la médecine d'urgence.

Des agents consulaires du Canada, accompagnés par un avocat local embauché par les familles des détenus, devraient les rencontrer jeudi.

L'ambassade égyptienne au Canada a déclaré avoir reçu plus de 600 courriels et appels téléphoniques de personnes soutenant les deux Canadiens depuis le début de leur détention, a affirmé M. Aboulmagd.

En matinée mercredi, plus de 40 000 personnes avaient signé une pétition sur le site change.org pour demander la libération immédiate des deux hommes, tandis que des milliers d'autres ont appelé des représentants du gouvernement canadien et de l'ambassade égyptienne, a expliqué un ami de l'une des familles, Justin Podur.