Le projet de loi 14 destiné à modifier la Charte de la langue française et la Charte des droits et libertés de la personne ne va pas assez loin, selon le Mouvement Québec français.

Publié le 23 févr. 2013
LA PRESSE CANADIENNE

Mario Beaulieu, président du Mouvement Québec français, croit qu'il faut en faire davantage pour protéger la langue et travailler à contrer la campagne de «dénigrement» dans les médias anglophones. Selon lui, la loi 101 est continuellement attaquée par des porteurs d'opinions de langue anglaise.

Réunis samedi à Saint-Jean-sur-Richelieu, des militants de la Société Saint-Jean-Baptiste, du Mouvement Québec français et plusieurs autres organismes sympathisants tiennent un colloque sur le projet de loi 14.

Le projet de loi 14 fait du français un droit inclus dans la Charte des droits. Il propose aussi de renforcer le respect du français comme langue de travail et forcerait les municipalités qui comptent moins de 50% d'anglophones à renoncer à leur statut bilingue.

De manière plus large, Mario Beaulieu définit la loi 101 comme un «mode d'aménagement linguistique» bien plus généreux que ce qui se fait dans l'Ouest canadien pour la minorité francophone.

Il s'enflamme, d'ailleurs, des répercussions qui ont suivi une offensive de l'Office de la langue française contre un restaurant italien qui avait inscrit «pasta» au lieu de «pâtes» sur son menu. Une erreur, selon lui, qui ne sert que les détracteurs de la loi 101 «Les médias anglophones essaient de nous faire passer pour des xénophobes qui profitent de n'importe qu'elle petite erreur», dénonce-t-il.

Le Parti libéral a déjà annoncé son intention de voter contre le projet de loi 14. La Coalition avenir Québec réserve sa décision pour plus tard, une fois le texte déposé.