Après deux étés de grande chaleur, les Québécois auront droit à une saison estivale 2012 fraîche et orageuse, annoncent des experts.

Gabrielle Duchaine LA PRESSE

Dans un bulletin publié hier matin, le service météorologique AccuWeather, situé aux États-Unis, prévient qu'un nombre élevé d'orages frappera le sud du Québec et l'est de l'Ontario. «Dans la zone comprise entre Windsor et Montréal, les vagues de chaleur seront peu nombreuses et éloignées les unes des autres. Des températures normales sont attendues», dit l'organisme, qui prévoit que les villes de Montréal, de Québec et d'Ottawa et leurs banlieues seront balayées par plusieurs tempêtes.

«L'air sera plus frais, ce qui rendra l'atmosphère plus instable et en fera un meilleur conducteur pour les formations orageuses», note le météorologiste Brett Anderson. Des salves de pluie diluvienne comme celle qui s'est abattue sur la métropole hier après-midi sont donc à prévoir.

La Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve risquent quant à elles de voir passer plus de tempêtes tropicales.

Le retour d'El Niño

Selon AccuWeather, c'est le retour du phénomène El Niño - qui passera à sa phase active cette année - qu'il faut montrer du doigt pour la météo canadienne cet été. L'organisme se fie à l'été 2006, lors duquel El Niño s'est aussi activé, pour fonder ses prédictions. «Lorsqu'on fait des prévisions à long terme, on se base sur des années passées lors desquelles la situation était semblable à celle de l'année en cours», dit M. Anderson.

Environnement Canada se fait plus prudent. «Nous sommes actuellement dans une phase plutôt neutre d'El Niño. Son développement se fera à long terme et ses impacts se feront sentir à la toute fin de l'été et à l'automne», explique le météorologiste André Cantin.

Quant à la perspective d'un été plus frais et orageux, l'expert refuse de se commettre. «C'est très difficile de prévoir les précipitations, surtout l'été, dit-il. Il y a trop de facteurs qui entrent en ligne de compte et les systèmes se forment trop vite. La science ne nous permet pas de voir aussi loin.»

En matière de chaleur, Environnement Canada prévoit des températures au-dessus de la normale pour l'été. Notons toutefois que le degré de fiabilité n'est évalué qu'à 50 ou 60%. «Ce n'est pas parce que la moyenne sera plus haute qu'il n'y aura pas des vagues plus fraîches», précise M Cantin.

«Depuis plusieurs saisons maintenant, les températures moyennes sont au-dessus des normales au Québec», ajoute-t-il.