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Les immigrés de deuxième génération obtiendront la citoyenneté canadienne

Des milliers de personnes verront leur statut changer, vendredi, lorsqu'un... (Photo: Archives PC)

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Bruce Cheadle
La Presse Canadienne
Ottawa

Des milliers de personnes verront leur statut changer, vendredi, lorsqu'un amendement à la Loi sur la citoyenneté entrera en vigueur, accordant de facto la citoyenneté canadienne aux immigrés de deuxième génération.

Communément appelés des «Canadiens perdus», ces individus vont «se réveiller Canadien», comme l'explique le ministère de la Citoyenneté et de l'Immigration, grâce à la loi C-37, qui est un amendement à la Loi sur la citoyenneté.

Par exemple, Will Wilkinson, un journaliste de 36 ans qui est né Américain, sera également Canadien à partir de vendredi matin, puisque son père est né en Saskatchewan, avant de déménager aux États-Unis dans les années 1960 et de devenir citoyen américain. Il avait alors perdu son passeport canadien.

Dès vendredi, les modifications apportées à la loi accorderont donc la citoyenneté à certaines personnes qui l'avaient perdue et à d'autres qui seront reconnues comme citoyens pour la première fois. L'amendement limite toutefois la transmission de la citoyenneté canadienne aux descendants de Canadiens nés à l'étranger.

Un nouvelle règle de deux générations vient désormais limiter l'octroi de la citoyenneté canadienne, et met ainsi fin à l'attribution de la citoyenneté aux enfants nés à l'extérieur du pays de parents qui sont eux aussi nés hors-Canada.

Les modifications de la loi s'appliquent également aux enfants adoptés par des Canadiens qui résident à l'étranger.

Mais les opposants à l'amendement ont affirmé que, même si ces changements permettent de régler des problèmes administratifs qui privaient un nombre inconnu de Canadiens de leur droit électoral, le gouvernement a choisi de «changer fondamentalement» la Loi canadienne sur la citoyenneté et de priver du droit de vote un nombre incalculable de futurs Canadiens.

Les enfants qui seront touchés par les modifications apportées à la loi pourront en outre devenir citoyens canadiens selon les normes habituelles, a expliqué le ministre de la Citoyenneté, de l'Immigration et du Multiculturalisme, Jason Kenney.

«Nous tentons de revenir dans le temps avec ces amendements pour résoudre des erreurs qui ont été faites il y a des décennies», a fait valoir le ministre.

Et même si l'objectif de la loi est clair, «il doit y avoir des limites», a-t-il souligné. «La citoyenneté n'est pas un droit pour tout le monde. C'est un privilège.»

«L'exclusion affectera seulement les enfants qui sont nés à l'étranger de parents canadiens qui sont tous deux nés à l'étranger. Je crois que c'est un nombre relativement faible de personnes», a indiqué le ministre.

L'origine politique du changement de la loi remonte à l'été 2006, lorsque le gouvernement canadien a dépensé quelque 90 millions $ pour faire évacuer 15 000 Libano-Canadiens du Liban, lors du conflit avec Israël.

Plusieurs Canadiens avaient alors été contrariés d'apprendre qu'une part importante de ces citoyens - certains rapportant qu'il s'agirait de la moitié - sont retournés au Liban moins de six mois après leur rapatriement.

La Fondation Asie Pacifique du Canada, un groupe de réflexion indépendant, estime que 2,7 millions de Canadiens habiteraient à l'étranger. Mais personne, ni même le gouvernement canadien, ne sait dans quelle région du monde ils se trouvent. 




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