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Réfugiée guinéenne: les bienfaiteurs sont nombreux

L'histoire d'Aïssatou Baldé a fait naître un impressionnant... (Photo: Robert Mailloux, La Presse)

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L'histoire d'Aïssatou Baldé a fait naître un impressionnant vent de générosité.

Photo: Robert Mailloux, La Presse

Pour la deuxième année, Aïssatou Baldé aura passé le temps des Fêtes dans son petit logement de Parc-Extension, loin de ses trois filles, restées en Afrique. Pour la deuxième année mais, grâce à la générosité des Québécois, probablement pour la dernière fois.

L'histoire de cette Guinéenne qui a dû fuir son pays en catastrophe pour éviter un mariage obligé avec un homme violent, que notre chroniqueuse Michèle Ouimet a racontée le 24 décembre, a fait naître un impressionnant vent de sympathie dans la population. Michèle Ouimet a reçu plus de 200 courriels de lecteurs qui proposent d'aider la jeune femme de 28 ans à retrouver ses trois filles, âgées de 5 à 12 ans, dont elle vit séparée depuis l'été 2007.

Aïssatou Baldé reçoit 560$ par mois de l'aide sociale. Une fois son loyer, sa carte de métro et la pension de ses filles payés, il ne lui reste que 34$ par mois pour s'habiller, manger et économiser en vue de l'achat des trois billets d'avion entre l'Afrique et le Canada.

Certains lecteurs proposent carrément de débourser d'un coup les 4500$ dont elle a besoin. «Nous aimerions que cette femme et ses trois filles soient réunies à nouveau. Pour ce faire, nous sommes prêts à faire le nécessaire pour payer 4500$ pour les faire venir au Canada», a écrit une avocate de Montréal, qui préfère garder l'anonymat. «J'ai trois enfants parfaits, je vis dans un pays parfait, dans des conditions parfaites, je dois aider ceux qui ont moins de chance.»

Le directeur d'une PME propose de solliciter ses employés. «Je ne peux concevoir faire bombance dans les prochains jours en pensant à elle qui n'est qu'à 4500 $ de pouvoir faire venir ses filles auprès d'elle. Personne n'est richissime dans ma jeune équipe, et chacun contribue à aider sa communauté d'autres manières, mais ce que nous aurons réussi à amasser sera déjà un pas vers un peu plus de bonheur pour cette jeune femme.»

«Je ne suis pas riche, et je travaille pour mon argent. Mais parfois, il faut faire autre chose avec ce qu'on gagne que s'acheter des nouvelles bottes ou se payer un voyage dans le Sud...» écrit un lecteur qui offre, en plus d'un don de 200$, de prêter le reste de la somme nécessaire à cette femme qu'il n'a pourtant jamais vue.

Plusieurs se portent aussi volontaires pour aider la famille lorsqu'elle sera réunie, soit par des dons de vêtements, de nourriture ou un accompagnement régulier. «Je sais qu'il y en a des millions dans sa situation, mais si nous pouvons aider ne serait-ce qu'une personne de plus, c'est déjà ça...» ajoute encore une lectrice. Une enseignante retraitée veut devenir la marraine d'Aïssatou pour l'aider à apprendre le français et à dénicher un emploi.

La Presse recherche actuellement l'organisme le mieux placé pour recueillir les dons et s'assurer qu'ils seront utilisés le plus efficacement possible.

Aïssatou Baldé a parlé à ses filles, hier, et leur a déjà annoncé qu'elles devraient pouvoir venir la rejoindre bientôt. «Elles vont bien, mais elles s'ennuient beaucoup, surtout la dernière», a-t-elle raconté.

Aïssatou va entreprendre des démarches aujourd'hui pour que ses filles passent en Afrique l'examen médical nécessaire à l'établissement de leur dossier d'immigration. Le reste des formalités est déjà réglé. Les perspectives d'avenir ont changé du tout au tout pour Aïssatou en quelques jours. «Je suis très contente, vraiment, je remercie tout le monde.»




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