Tard hier soir, les 8000 cols blancs de la Ville de Montréal ont voté à 81,4 % en faveur d'une convention collective qui prévoit des augmentations de salaire annuelles de 1,75 % à 2,5 % sur une période de sept ans.

Mis à jour le 16 mars 2016
DAPHNÉ CAMERON LA PRESSE

« Quand ça fait plus de 4 ans qu'il n'y a pas de convention collective, c'est plus que nécessaire de régler », a indiqué ce matin le maire Coderre lors de la réunion hebdomadaire des élus du comité exécutif. « Nous avons une formule gagnante-gagnante », a-t-il ajouté.

« Oui, on a fait des concessions importantes, mais on n'avait pas le choix dans un contexte où le Québec est dans une période d'austérité. En contrepartie, on a sauvé des milliers d'emplois que l'administration Coderre voulait donner au privé. On a stoppé l'hémorragie », a pour sa part déclaré le président du syndicat des cols blancs, Alain Fugère.

En vertu de la nouvelle loi sur les régimes de retraite, la cotisation des cols blancs à leur bas de laine passe d'un tiers à 50 %. Les employés de bureau de la Ville ont aussi accepté de renoncer à certains congés.

Puisque les cols blancs étaient sans contrat de travail depuis quatre ans, les augmentations salariales de 2 % prévues entre 2012 à 2015 seront rétroactives. L'entente, qui a été conclue grâce à l'intervention d'une conciliatrice, prévoit aussi des augmentations de 2,5 % pour les années 2016 et 2017 et de 1,75 % à 2 % en 2018, selon l'augmentation de l'Indice des prix à la consommation (IPC).

Rappelons que jusqu'à la relâche scolaire, les cols blancs avaient effectué une grève tournante de plus d'un mois pour faire pression sur l'administration Coderre.