Le procès des ex-ministres Nathalie Normandeau et Marc-Yvan Côté, qui sont notamment accusés de fraude, de complot, de corruption et d'abus de confiance, pourrait se faire plus tôt que prévu, la Couronne espérant sauter l'étape de l'enquête préliminaire.

Publié le 14 avr. 2017
Louise Leduc LA PRESSE

L'avocat de Nathalie Normandeau, Me Maxime Roy, a confirmé à Radio-Canada la réception d'une lettre de la Couronne l'avisant du dépôt d'un acte d'accusation directe, une procédure exceptionnelle qui est habituellement suivie lorsque l'urgence sociale le requiert.

Or, les avocats de la défense, qui souhaitaient profiter de l'enquête préliminaire pour contester le renvoi à procès, sont furieux. « Il revient à la poursuite d'expliquer sa conduite », a laissé tomber Maxime Roy, l'avocat de Nathalie Normandeau qui n'a pas souhaité faire d'autre commentaire.

Nathalie Normandeau, son ancien chef de cabinet Bruno Lortie, de même que Marc-Yvan Côté (qui est aussi ex-vice-président de la firme de génie Roche) ont été arrêtés en mars 2016 par l'Unité permanente anticorruption (UPAC) dans le cadre d'une enquête portant sur l'octroi de financement politique en échange de contrats publics.

Sont aussi visés France Michaud, ex-vice-présidente de Roche, Mario Martel, ex-président de Roche, François Roussy, ex-maire de Gaspé et ex-attaché politique péquiste et Ernest Murray, qui a travaillé au bureau du PQ dans Charlevoix.