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Trois morts dans un drame à Sainte-Croix

Les enquêteurs de la Sûreté du Québec (SQ) privilégiaient la thèse du drame familial causé par un triangle amoureux, dimanche soir, au lendemain de la découverte de trois cadavres et de deux personnes grièvement blessées dans la région de Chaudière-Appalaches.

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Medora Godin

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Le seul suspect dans cette affaire, Martin Godin (54 ans), est à l'hôpital dans un état grave. Il était inconscient lors de l'arrivée des policiers.

La mère de ses enfants et le nouveau conjoint de celle-ci ont été retrouvés sans vie dans une résidence de Sainte-Croix. Les corps de Nancy Samson (44 ans) et de Benoit Daigle (39 ans) «portaient des marques de violence», selon le porte-parole de la police, Richard Gagné.

Les deux filles de Martin Godin et de Nancy Samson ont aussi été victimes de violence: l'une d'elles n'a pas survécu.

Le corps de Medora Godin (13 ans) a été retrouvé dans la résidence de son père, à Saint-Isidore-de-Beauce. Sa soeur, Béatrice Godin (11 ans), était dans un état critique à l'hôpital, dimanche. «On craint définitivement pour sa vie», a dit le sergent Gagné.

Le suspect se trouvait dans la même résidence que ses filles à l'arrivée des policiers.

Selon nos informations, c'est Nancy Samson elle-même qui aurait appelé la centrale 9-1-1 avant de mourir. Les policiers s'y sont présentés peu avant 21h. Trois heures plus tard, ils débarquaient dans la maison du suspect.

Les enquêteurs croient que Godin se serait d'abord rendu à Sainte-Croix, où il aurait abattu son ex-conjointe et son nouveau conjoint, avant de revenir chez lui pour s'en prendre à ses filles et tenter de se suicider.

En automobile, une cinquantaine de minutes séparent Sainte-Croix de Saint-Isidore.

«Il y aura autopsie demain [lundi] ou dans les jours qui vont suivre», a indiqué Claude Denis, de la SQ.

Un téléphone pour sa fille

La Presse a appris que le principal suspect s'est rendu dans un commerce de la grande région de Québec la veille du drame. Martin Godin voulait acheter un téléphone cellulaire à l'une de ses filles.

Deux jours plus tôt, il s'est rendu dans le même commerce pour tenter d'accéder à l'historique d'appels de Mme Samson.

«Il semblait mener une enquête sur ses historiques d'appels [et ses] textos», a indiqué une source à La Presse.

Dans l'entourage de Benoît Daigle, on était complètement soufflés par les événements.

«Il nous avait dit que sa blonde avait des difficultés, qu'elle divorcait, et que ça n'allait pas bien», a confié Marie Hamel, une proche de Benoît Daigle.

Jeremi, un ami de Benoît Daigle qui a préféré n'être identifié que par son prénom, ne réalisait pas encore ce qui lui était arrivé. «Ça fesse, on ne peut pas vraiment croire à ça, je suis encore en état de choc, je ne sais pas quoi penser de ça», a-t-il dit.

Le maire de Sainte-Croix promet que sa communauté passera à travers le drame qui l'afflige. Mais dimanche, l'heure était à la désolation. «C'est des choses que tu entends à la télévision, que ça se passe ailleurs, a indiqué Jacques Gauthier. Et là, quand ça se passe chez toi, tu te dis: voyons donc, c'est un drame humain. C'est terrible.»

Benoît Daigle travaillait dans le domaine de la soudure, dans les environs de Sainte-Croix. Nancy Samson, quant à elle, était préposée aux bénéficiaires à Charny.

Il a été très difficile de parler à des gens qui connaissaient Martin Godin. Ses voisins ont dit ne le connaître que très peu.




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