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Absolution pour l'ex-journaliste de J.E., accusé de harcèlement

M. Trottier a travaillé pendant sept ans pour J.E. En... (Photo Édouard Plante-Fréchette, archives La Presse)

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M. Trottier a travaillé pendant sept ans pour J.E. En 2012, il se sentait la cible d'attaques personnelles de la part de Michel Jean, avec qui il était en conflit.

Photo Édouard Plante-Fréchette, archives La Presse

Pour pousser son collègue Michel Jean à démissionner de l'émission J.E., en 2012, le journaliste Dominique Trottier lui a envoyé des lettres anonymes et même un poisson mort.

Si M. Trottier a « déraillé » de la sorte, c'est en partie à cause des médicaments qui lui avaient été prescrits pour soigner ses problèmes d'anxiété et de dépression.

C'est ce qui ressort de la décision rendue hier en Cour du Québec à l'égard de M. Trottier. L'homme de 38 ans, qui s'est reconnu coupable de harcèlement et de menaces à l'endroit de Michel Jean et de sa conjointe, a obtenu une absolution conditionnelle. Cette peine était suggérée conjointement par la Couronne (Me Anne Gauvin) et par la défense (Me Pierre Poupart).

« Le système de justice n'est pas là pour ajouter des épreuves à quelqu'un qui a passé l'épreuve de la Cour et qui a compris », a fait valoir le juge Louis A. Legault, en entérinant la suggestion des avocats.

M. Trottier se dit lui-même choqué par ce qu'il a fait et regrette amèrement ses gestes. « Je m'excuse, je me sens extrêmement honteux. Michel Jean ne méritait pas ça. Cela n'a aucun sens, ni pour les autres ni pour moi », a-t-il dit avec émotion.

Conflit

M. Trottier a travaillé pendant sept ans pour J.E. En 2012, il se sentait la cible d'attaques personnelles de la part de Michel Jean, avec qui il était en conflit. De plus en plus anxieux et dépressif, il a cherché de l'aide. Une dose plus élevée de médicaments lui a été prescrite pour le traiter. « Cette prescription l'a amené à dérailler. Les médicaments ont exagéré de façon négative ses sentiments », a relaté le juge.

M. Trottier avait envoyé six lettres à Michel Jean, notamment pour lui dire de quitter son travail, faute de quoi sa vie serait en jeu. Michel Jean et sa conjointe en avaient été grandement perturbés, et des mesures de sécurité avaient été mises en place par TVA.

Quand le pot aux roses a été découvert, M. Trottier a perdu son emploi à TVA. Depuis, il peine à en trouver un autre. Il a envoyé plus de 100 C.V., sans succès. Celui qui a été décrit comme un homme brillant et un excellent père est stigmatisé. « Il a des défis énormes et il les assume avec courage », a fait valoir le juge, en soulignant que M. Trottier avait suivi une thérapie, modifié sa consommation d'alcool et qu'il était plus riche de ce qu'il avait appris.




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