Benjamin Soudin, qui a violemment tué deux femmes à coups de hache en mars 2021 à Sainte-Sophie, dans les Laurentides, est condamné à la prison à vie, sans possibilité de libération conditionnelle avant 18 ans.

Publié le 21 janvier
Isabelle Ducas
Isabelle Ducas La Presse

L’homme de 33 ans a plaidé coupable à des accusations de meurtre au deuxième degré, vendredi matin au palais de justice de Saint-Jérôme, et a reçu sa sentence peu de temps après.

Soudin a assassiné son ex-conjointe Myriam Dallaire, 28 ans, ainsi que la mère de celle-ci, Sylvie Bisson, 60 ans, dans la maison bigénérationnelle où elles habitaient. Les deux femmes ont succombé à leurs blessures après avoir été conduites à l’hôpital.

Ce drame s’inscrivait dans la vague de féminicides présumés qui a frappé le Québec en 2021 : l’année dernière, 21 femmes ont été assassinées, vraisemblablement par des hommes, dont 17 en contexte de violence conjugale.

Après le double meurtre, Soudin avait quitté la résidence en voiture. Peu de temps après, il a été gravement blessé dans une collision avec un autre véhicule à Saint-Jérôme, et a aussi blessé l’autre conducteur.

« Soudin reconnaissait ses torts »

Il a plaidé coupable vendredi matin à un autre chef d’accusation de conduite dangereuse causant des blessures corporelles, pour lequel il a été condamné à deux ans de réclusion.

Le procès devant jury du meurtrier devait se tenir en septembre prochain, mais il a coupé court aux procédures judiciaires en s’avouant coupable de meurtre au deuxième degré.

« Dès son arrestation, M. Soudin a dit qu’il voulait plaider coupable parce qu’il ne voulait pas de procès, il ne voulait pas faire subir ça à la famille », a indiqué son avocate, MMarie-Hélène Giroux. « Il reconnaissait ses torts. »

Il écope automatiquement d’une peine de prison à vie. MGiroux ainsi que la procureure de la Couronne, MCaroline Buist, ont fait une recommandation commune pour qu’il ne puisse être admissible à une libération conditionnelle avant 18 ans.

Cette recommandation a été entérinée par la juge Catherine Perreault.