Ali Ngarukiye, cet homme accusé d’avoir agressé le policier Sanjay Vig à Parc-Extension cet hiver, puis d’avoir tué son compagnon de cellule à la prison de Rivière-des-Prairies le mois dernier, a été récemment transféré à l’Institut national de psychiatrie légale Philippe-Pinel parce qu’un médecin craignait qu’il se fasse du mal à lui-même.

Vincent Larouche
Vincent Larouche La Presse

« Il est à Pinel, c’est un nouveau développement », a déclaré MLloyd Fischler, l’avocat de M. Ngarukye, lors d’une brève audience au palais de justice de Montréal, lundi.

Selon l’avocat, c’est le psychiatre Louis Morissette, l’un des spécialistes du domaine médicolégal de l’Institut, qui s’est inquiété pour l’accusé après avoir reçu certaines informations des autorités carcérales sur son comportement récent.

« Le DMorissette, sur la base d’informations reçues de Rivière-des-Prairies, croyait qu’il pouvait être un danger pour lui-même », a-t-il expliqué, sans donner plus de détails sur l’état mental de son client.

Ali Ngarukiye devait subir son enquête sur remise en liberté dans le dossier de la tentative de meurtre contre le policier Sanjay Vig à la fin de juillet, mais le dossier a été remis.

Deux dossiers de violence

Le policier Sanjay Vig avait été désarmé et agressé le 28 janvier dernier. C’est dans cette affaire que les policiers avaient arrêté par erreur Mamadi Fara Camara, victime d’une erreur sur la personne et libéré six jours plus tard.

Le 26 mars, après des démarches d’enquête supplémentaires, le SPVM avait annoncé l’arrestation à Toronto d’Ali Ngarukiye, sur la base entre autres d’une preuve d’ADN.

Accusé de tentative de meurtre, de voies de fait graves, d’avoir désarmé un agent de la paix et d’avoir tiré avec une arme à feu prohibée, ainsi que du vol de deux voitures, Ali Ngarukiye a été envoyé en détention à la prison de Rivière-des-Prairies.

En juin, alors qu’il était encore détenu, il a été accusé d’avoir tué son compagnon de cellule et d’avoir porté outrage à son cadavre. Les deux hommes étaient enfermés ensemble au moment du drame.