Par l’entremise de ses avocats, le propriétaire de l’île Saint-Joseph, Luigi Liberatore, a expédié mercredi matin une mise en demeure à la Ville de Laval.

Stéphane St-Amour
Initiative de journalisme local

L’homme d’affaires, qui tente désespérément de développer l’île dont il a fait l’acquisition en 2006, donne 10 jours à l’administration du maire Marc Demers afin qu’elle lui revienne, sans quoi il portera la cause devant les tribunaux.

« Nous entamons aujourd’hui un processus légal envers la Ville de Laval afin de recevoir une réponse aux différentes études et révisions déjà soumises de façon réglementaire sur notre projet de développement sur l’île Saint-Joseph », fait part le porte-parole de M. Liberatore, Jean Leclerc, dans un courriel adressé au Courrier Laval, le 17 février. Quatre mois se sont écoulés depuis le dépôt des dernières études complémentaires et le promoteur est toujours sans nouvelle de la Municipalité.

Il dénonce « la mauvaise foi de la Ville, son manque de transparence et son refus de collaboration » à l’égard de ce dossier qui traîne depuis 2011 sur le bureau de ses fonctionnaires. D’autant que le zonage en vigueur autorise un parc de maisons mobiles qu’il projette construire sur sa propriété, précise-t-il.

L’hiver dernier, M. Liberatore en appelait à Virginie Dufour, membre du comité exécutif et responsable des dossiers d’urbanisme et d’environnement, afin de dénouer l’impasse, à savoir d’autoriser le développement de l’île « en accord avec les règlements » ou d’en faire l’acquisition de gré à gré ou par voie d’expropriation.

À cet égard, la Ville aurait, l’été dernier, refusé « que chacune des parties puisse mandater une firme d’évaluateur externe afin d’évaluer la juste valeur marchande de l’Île [sous prétexte que] les évaluateurs de la Ville avaient toute la compétence et l’intégrité pour effectuer ce travail », affirmait récemment Jean Leclerc en entrevue au Courrier Laval.

Au moment de mettre en ligne, le cabinet du maire n’avait pas réagi à notre demande.