La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) a de sa propre initiative déclenché une enquête en lien avec la mort troublante d’une fillette à Laval qui avait fait l’objet d’un signalement à la DPJ. L’enfant de 7 ans retrouvée morte dimanche dans son domicile portait des marques de brûlures et des ecchymoses.

Mayssa Ferah Mayssa Ferah
La Presse

La Commission s’est dite « choquée d’apprendre la mort d’une autre enfant au Québec, alors qu’elle a dû mener plusieurs enquêtes pour des drames de ce type dans les dernières années » et veut éviter que la situation se reproduise, peut-on lire dans un communiqué.

L’enquête déclenchée par la Commission déterminera si les droits de l’enfant, dont la situation avait fait l’objet d’un signalement à la direction de la protection de la jeunesse (DPJ) de Laval, ont été respectés. Au terme de son enquête, la Commission fera des recommandations à toutes les instances concernées si elle a des raisons de croire que les droits de la petite fille ont été lésés.

L’enquête n’est pas publique et la Commission rappelle que « la protection des enfants est l’affaire de tous et toutes au Québec et que toute personne qui a des inquiétudes concernant un enfant doit faire un signalement ».

L’enquête du Service de police de Laval (SPL) en lien avec la mort troublante de la fillette se poursuit, alors que les résultats de l’autopsie entamée lundi doivent être connus plus tard dans la journée.

Mardi matin, au passage de La Presse, les fenêtres de la luxueuse propriété demeuraient placardées de l’intérieur. Il y avait toujours un périmètre et des va-et-vient de policiers. On rapporte que 12 enquêteurs continuent de travailler sur le dossier afin de faire la lumière sur les circonstances de ce triste évènement.

Selon nos sources, la petite fille présentait des brûlures infligées par de l'eau bouillante, avait le bras cassé et des ecchymoses sur le corps. Elle vivait aussi avec un trouble du comportement causant des crises.

Avec Daniel Renaud, La Presse