(Kamloops) Une équipe de huit enquêteurs militaires est arrivée lundi en Colombie-Britannique afin de faire la lumière sur l’écrasement tragique d’un avion Tutor de l’escadrille des Snowbirds survenu dimanche dans un quartier résidentiel de Kamloops.

La Presse canadienne

L’avion s’est abîmé peu après son décollage, entraînant dans la mort la capitaine Jenn Casey, une officière des affaires publiques des Forces armées canadiennes. Le pilote de l’appareil, le capitaine Richard MacDougall, a été gravement blessé, mais on ne craint plus pour sa vie.

Deux officiers à la retraite de l’armée de l’air qui ont examiné les bandes vidéo de l’écrasement ont remarqué que le moteur de l’avion Tutor avait semblé perdre de la puissance peu après le décollage.

Un ancien chef d’état-major de la Défense canadienne, le général Tom Lawson, qui a consacré l’essentiel de sa carrière militaire à piloter des avions de chasse, affirme que la montée soudaine de l’avion avant sa chute à la verticale est une preuve de perte de puissance du moteur.

Le lieutenant-général André Deschamps, ancien chef d’état-major de la Force aérienne, partage cette conclusion. À son avis, l’avion Tutor a éprouvé une panne de compresseur du moteur, possiblement causée par une interruption de l’entrée d’air dans le moteur qui a provoqué une soudaine perte de puissance et la chute de l’appareil.

En regardant la vidéo, le lieutenant-général Deschamps a même entendu une détonation qui, selon lui, est caractéristique d’une défaillance soudaine du compresseur.

Les avions Tutor de l’escadrille des Snowbirds sont âgés de 57 ans. Ils devaient être retirés en 2010 ; cinq ans plus tard, leur coût de remplacement a été fixé par la Défense nationale à entre 500 millions et 1,5 milliard.

L’accident de Kamloops s’est produit à la fin lors d’une tournée des Snowbirds à travers le Canada qui était destinée à donner de l’espoir aux Canadiens pendant la pandémie de la COVID-19.

C’était le second accident mortel d’aéronef de l’Aviation royale canadienne à survenir en moins d’un mois. Le 29 avril dernier, un hélicoptère Cyclone s’est abîmé dans la mer Ionienne, au large de la Grèce, tuant les six militaires canadiens qui y prenaient place.