La Montréalaise accusée la semaine dernière d’avoir tué sa fille de 11 ans et d’avoir tenté de tuer son autre fille fait maintenant l’objet d’une évaluation psychiatrique afin de déterminer son aptitude à poursuivre les procédures judiciaires.

Louis-Samuel Perron Louis-Samuel Perron
La Presse

Le drame inexplicable s’est produit le 25 avril dernier dans le quartier Villeray à Montréal. En plein confinement, la femme de 34 ans aurait poignardé ses deux enfants dans un appartement. Sous le choc, le père des enfants est sorti de l’immeuble en criant. Seule leur fille de cinq ans a survécu.

La Montréalaise fait face à des accusations de meurtre au second degré et de tentative de meurtre. On ne peut révéler son identité pour protéger l’identité de la fillette. L’accusée avait comparu depuis son lit d’hôpital la semaine dernière, mais elle a depuis obtenu son congé.

Vendredi dernier, au palais de justice de Montréal, la nouvelle avocate de l’accusée, Me Véronique Robert, a demandé à la juge Julie Riendeau d’ordonner une évaluation de l’état mental de sa cliente. Celle-ci a donc été confiée aux soins de la psychiatre Marie-Frédérique Allard, à Shawinigan pour les 30 prochains jours.

La psychiatre évaluera également la responsabilité criminelle de l’accusée en vertu de l’article 16 du Code criminel afin de déterminer si celle-ci souffrait de troubles mentaux qui la rendaient incapable de juger la nature de ses actes au moment.

La prochaine audience est prévue le 4 juin prochain.