Les pompiers étaient toujours sur place lundi matin après que les flammes se soient emparées de l’Académie Sainte-Anne dimanche soir. Un choc pour les parents et employés, mais aussi pour les enfants confinés qui s’ennuient de leur école primaire et espéraient y retourner prochainement.

Mayssa Ferah Mayssa Ferah
La Presse

« C’était magnifique », soupire une employée de l’Académie Sainte-Anne, école privée située à Dorval. Elle était sur place lundi matin pour constater l’étendue des dégâts, mais n’était pas autorisée à s’adresser aux médias. « Le haut, ça ne me surprend pas que ça ait brûlé rapidement à cause des structures de bois. »

Le feu a débuté aux alentours de 21 h dans la partie centrale du bâtiment, au deuxième et troisième étage. L’incendie s’est ensuite propagé jusqu’au toit. Plus d’une centaine de pompiers du Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) étaient à pied d’œuvre pendant une bonne partie de la nuit. « On est présentement vers la fin de l’opération. On estime les dommages à des millions de dollars. Les enquêteurs ont fait le tour du bâtiment, mais il est beaucoup trop tôt pour déterminer la cause de l’incendie », note Marwane Shedeed, chef aux opérations au SIM. Une partie de la cafétéria, les bureaux administratifs et l’une des deux bibliothèques ont été durement touchés par les flammes, détaille Ugo Cavenaghi, président-directeur général de l’établissement. L’eau a également causé beaucoup de dégâts. Il n’y a aucun blessé.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

Véronique Lemieux-Boyer, directrice de la maternelle, et Ugo Cavenaghi, président-directeur général.

« Mon premier réflexe a été d’arriver le plus rapidement possible. On doit être en mode solution pour surmonter cette rude épreuve », explique Véronique Lemieux-Boyer, directrice de la maternelle à l’Académie Sainte-Anne. Aucun membre du personnel ni élève ne se trouvaient sur les lieux dimanche soir, précise-t-elle avec soulagement.

Familles sous le choc

« Ensemble, on va bâtir à nouveau. C’est ça, la beauté de notre communauté. Les enfants sont affectés, car c’est leur deuxième maison qui a brûlé. », explique Mme Lemieux-Boyer. Une dizaine de parents et leurs enfants se tenaient devant le bâtiment au petit matin. « On a vraiment le cœur brisé », a confié une mère accompagnée de son fils de 10 ans, élève à l’Académie Sainte-Anne. « On habite à côté, donc on a vu les flammes qui se propageaient à cause du vent. C’est vraiment triste. »

Son garçon s’ennuie beaucoup de son école, dit-elle.

Une page se tourne pour la fille de Sébastien Pagé. Elle est en 6e année du primaire. « Il y a déjà l’incertitude de ne pas pouvoir graduer normalement dans ces conditions de confinement. Maintenant, c’est encore plus difficile pour elle qui espérait un retour à l’école bientôt », dit le père.