La GRC fera le point cet après-midi sur la tuerie qui a ébranlé la Nouvelle-Écosse et où au moins 18 personnes ont perdu la vie au cours de la fin de semaine.

Mayssa Ferah Mayssa Ferah
La Presse

Portapique est en deuil. La petite communauté rurale de Nouvelle-Écosse se remet à peine de la cavale meurtrière d’un tireur actif, qui a coûté la vie à au moins 18 personnes, incluant le suspect. La GRC en Nouvelle-Écosse fournira en début d'après-midi une mise à jour sur la situation.

Parmi les victimes, la policière Heidi Stevenson qui oeuvrait au sein de la Gendarmerie royale canadienne (GRC) depuis 23 ans. Un de ses collègues a également été atteint par balle, mais on ne craint pas pour sa vie.

Lisa McCully, mère de famille qui enseignait à l'école primaire Debert, a également perdu la vie a confirmé sur Facebook le président du Syndicat des enseignants de la Nouvelle-Écosse (NSTU), Paul Wozney.

Le Serious Incident Response Team (SiRT), un groupe d'enquêteurs indépendants, enquête sur le décès d'un homme dans la cinquantaine identifié comme le tireur dans cette affaire. La police l’a intercepté dans une station-service d’Enfield à une centaine de kilomètres de Portapique, mettant un terme à une chasse à l’homme qui avait débuté samedi soir.

La cavale du suspect aura duré 12 heures. Il était au volant d’une réplique de véhicule de police et vêtu d’un uniforme similaire à celui des policiers. Clarifiant la situation via son compte Twitter, la GRC avait averti la population de ne pas le confondre avec un membre des forces de l’ordre.

Des anciens camarades de classe du présumé tireur, denturologiste de profession, étaient sous le choc, rapporte le Chronicle Herald, un média local. L'un d'entre eux a confirmé la fascination précoce du suspect pour les fusils à air comprimé alors qu'il était élève à l'école primaire. Une ancienne connaissance qui a connu le suspect à l'université était choquée d'apprendre l'histoire, même s’« il y avait une certaine tristesse chez lui [le suspect]. »

« Je me souviens l'avoir entendu dire qu'il achetait d'anciens véhicules policiers aux enchères et les retapait », a confirmé au Chronicle Herald Blaize Jones, un ancien client du présumé tireur.

« Une telle tragédie n’aurait jamais dû se produire, la violence n’a pas sa place dans notre pays », a déclaré Justin Trudeau plus tôt en point de presse lundi. Vendredi à 19 h, une vigile virtuelle aura lieu en hommage aux victimes, a précisé M. Trudeau, confirmant qu'il allait y participer.

Le drame est considéré comme la tuerie la plus meurtrière de l’histoire canadienne. Le nombre de morts surpasse celui du massacre de Polytechnique en 1989, qui avait fait 14 victimes.

Plus de détails à venir.