(Montréal) Un multirécidiviste en matière de conduite avec les facultés affaiblies par l’alcool, condamné à la prison à vie pour avoir frappé et tué une femme en fauteuil roulant en octobre 2008, a obtenu sa semi-liberté.

La Presse canadienne

La Commission des libérations conditionnelles du Canada a conclu plus tôt ce mois-ci que Roger Walsh « ne présentait pas de risque inacceptable pour la société » dans le cadre d’une semi-liberté, « qui constitue l’étape suivante nécessaire dans le déroulement de sa réinsertion sociale ». La Commission refuse par ailleurs de lui accorder pour le moment une libération conditionnelle totale.

Cette semi-liberté, d’une durée de six mois, est assortie « de privilèges de sortie et de conditions spéciales relatives à ses facteurs de risque » — notamment de ne pas conduire, boire de l’alcool ou consommer des drogues, se trouver dans un bar ou contacter la famille de Mme Khudaverdian.

PHOTO COURTOISIE

Anee Khudaverdian a été fauchée par Roger Walsh en 2008

Roger Walsh, âgé de 67 ans, avait plaidé coupable en décembre 2008 de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort, pour avoir fauché Anee Khudaverdian alors qu’elle se promenait avec son chien le jour de son 47e anniversaire. À l’époque, la Couronne avait voulu faire déclarer Walsh délinquant dangereux, en plaidant qu’il aurait déjà dû respecter 18 conditions pour de précédentes affaires de conduite avec facultés affaiblies et qu’il était peu probable qu’il change son comportement.

Dans sa décision du 12 décembre dernier, la Commission des libérations conditionnelles a noté que Roger Walsh est demeuré sobre derrière les barreaux, qu’il s’est bien comporté pendant les sorties accompagnées et les programmes d’emploi, et qu’il a fait des progrès dans des domaines comme la motivation, la responsabilité personnelle et l’introspection.

La Commission lui a toutefois refusé la libération conditionnelle totale, notant que son casier judiciaire étoffé et ses antécédents de violations des conditions de libération conditionnelle commandaient une remise en liberté « graduelle et bien encadrée ».