(Québec) Le projet Justesse n’est pas la seule enquête à avoir été fermée par l’Unité permanente anticorruption (UPAC). Le nouveau commissaire Frédérick Gaudreau a confirmé mercredi que le corps policier a mis fin à d’autres investigations depuis son entrée en fonction, sans préciser lesquelles.

Martin Croteau Martin Croteau
La Presse

« Il y a d’autres enquêtes qui sont fermées », a dit M. Gaudreault en conférence de presse pour présenter son rapport d’activités annuel.

« On a devant nous des faits qui nous sont rapportés à la suite d’un signalement ou de certains témoignages, a-t-il poursuivi. Et on doit, à un moment donné, en arriver à une conclusion dans un dossier. »

Depuis son arrivée en poste, M. Gaudreau a entamé une révision de l’ensemble des enquêtes de l’UPAC. Cet exercice de « contrôle de qualité » est toujours en cours.

L’audit a déjà entraîné la fin du projet Justesse sur les allégations de malversation à Société immobilière du Québec (SIQ). Cette affaire impliquait des collecteurs de fonds du Parti libéral.

Le commissaire a dit avoir confirmé la fermeture du projet Justesse de façon « exceptionnelle » parce que ce dossier avait fait l’objet de nombreux reportages dans les médias.

« Le droit a évolué énormément dans les dernières années, a-t-il expliqué. C’est clair qu’une enquête qui a débuté il y a plusieurs années doit quand même se conformer aux règles qui ont été édictées par les tribunaux récemment, ce qui fait en sorte qu’à un moment donné, on doit prendre une décision dans un dossier. »

Il a assuré que la décision n’a pas été prise de gaieté de cœur, mais qu’elle servira à mieux piloter les enquêtes à l’avenir.

« Il faut le voir d’une façon très constructive, a-t-il résumé. Et d’une façon très franche, je ne suis pas convaincu que nos enquêteurs qui ont travaillé pendant des années sur ce dossier-là soient très heureux de cette conclusion. »

D’autres enquêtes ont connu le même sort que Justesse, mais le commissaire n’a pas voulu dire lesquelles, ni même combien.

« Ce n’est pas nécessairement un souhait que de dire sur la place publique qu’on a mis fin à "cette enquête-là" ou à "x nombre d’enquêtes" », a-t-il expliqué.