(Granby) Le père de la fillette de 7 ans de Granby décédée le 30 avril dernier après avoir été découverte au domicile familial dans des circonstances troublantes a été remis en liberté, jeudi, mais devra respecter plusieurs conditions.

La Presse canadienne

Son avocat s’est adressé à la cour pour réclamer la libération de son client en faisant valoir de nouvelles preuves. Le juge Gaétan Dumas, de la Cour supérieure du Québec, a accepté de remettre l’accusé en liberté, mais en lui ordonnant de demeurer à un endroit précis, de respecter un couvre-feu et de se rapporter aux policiers chaque semaine.

Il est également interdit à l’accusé de consommer de l’alcool ou des drogues et de posséder des armes à feu. Il ne pourra pas non plus entrer en communication avec toute personne impliquée dans le dossier.

L’avocat de la défense, Martin Latour, a dit être «satisfait que la présomption d’innocence ait primé» et du respect de la règle disant que toute personne présumée innocente «a le droit d’être en liberté».

Le procureur de la Couronne, Claude Robitaille, s’est pour sa part dit «déçu», mais il respecte la décision du juge Dumas.

Une ordonnance de non-publication interdit de révéler les raisons pour lesquelles le tribunal a infirmé une décision de la Cour du Québec pour accorder au père sa remise en liberté.

Le dossier doit revenir en cour le 28 octobre pour la suite des procédures.

Le père de famille âgé de 30 ans est accusé de négligence criminelle causant la mort, de séquestration, d’abandon d’enfant et d’avoir omis de fournir les choses essentielles à la vie de l’enfant. Il avait précédemment échoué dans une première tentative d’obtenir un cautionnement en Cour du Québec, en juin dernier.

Le tribunal avait alors jugé qu’il ne répondait pas aux critères requis pour obtenir une remise en liberté provisoire, critères qui comprennent notamment d’assurer la sécurité du public, de s’assurer de la présence de l’accusé en Cour et de ne pas miner la confiance du public dans le système judiciaire.

Le père s’est donc tourné vers la Cour supérieure avec une demande de révision de la décision de première instance, son avocat plaidant que de nouveaux éléments de preuve se sont ajoutés au dossier.