Une femme apparemment sans histoire a été assassinée pour des motifs particulièrement nébuleux la nuit dernière dans un quartier tranquille de Laval.

Mis à jour le 27 août 2012
Gabrielle Duchaine LA PRESSE

La victime, une mère de famille de 32 ans d'origine asiatique, a été retrouvée criblée de balles, assise au volant de sa voiture dans le garage de sa maison située au 1031, rue Brunel, dans le secteur Chomedey. Rien n'avait été volé dans la résidence.

C'est son conjoint qui a appelé les secours après avoir trouvé le cadavre de sa femme en rentrant chez lui, peu après 10h. L'enfant du couple n'était pas à la maison au moment de la découverte. «La dame était morte depuis plusieurs heures», explique Stéphane Smith, porte-parole d'Urgences-santé.

Selon le Service de police de Laval, le tueur attendait la victime, terré quelque part près du bungalow de pierre grise. «Il a tiré lorsqu'elle s'est stationnée. Elle n'a jamais eu le temps de sortir du véhicule, explique la porte-parole Nathalie Laurin. Ce n'est pas clair si le tireur était caché dehors ou dans le garage. Des résidus de projectiles ont été retrouvés sur la façade de la maison et à l'intérieur du garage», dit-elle.

Étrangement, même si plusieurs coups de feu ont été tirés, les voisins n'ont rien entendu. «C'est assez mystérieux», note Mme Laurin.

Selon elle, la victime n'avait pas d'antécédents judiciaires et n'était pas connue des services policiers. Son mari, lui, l'est. Les enquêteurs l'ont interrogé, mais il n'est pas considéré comme suspect pour l'instant. «Il n'est pas question de l'arrêter», assure la porte-parole. L'homme affirme qu'il n'a aucune idée de la raison pour laquelle sa conjointe a été la cible d'un geste aussi violent. Ni lui ni elle n'ont d'ennemis, a-t-il dit aux policiers.

Le meurtre est pour l'instant totalement inexplicable. «On ne voit pas quels sont les motifs de ce meurtre, dit Nathalie Laurin. La victime était-elle la personne ciblée? Ou est-ce que c'est son conjoint qu'on voulait tuer? C'est même possible qu'ils se soient trompés d'adresse.»

La police n'a pas établi de lien entre la victime ou son conjoint et le crime organisé.