La police de Gatineau a procédé à l'arrestation d'un suspect, jeudi après-midi, en lien avec ce qui semble être un triple meurtre dans un quartier cossu du secteur Aylmer.

Jonathan Blouin et Louis-Denis Ebacher LE DROIT

De nombreux enquêteurs de l'unité des crimes majeurs du Service de police de la Ville de Gatineau ratissent les environs du 64, rue Félix-Leclerc, où habitaient 5 personnes. Un poste de commandement a d'ailleurs été érigé devant la résidence.

Selon le rôle d'évaluation foncière de la Ville de Gatineau, la maison est la propriété de Claude Lévesque et Louise Leboeuf. Le couple a une fille de 18 ans, qui a donné naissance à un bébé il y a environ un an. Elle demeurait à la résidente familiale en compagnie de son conjoint.

Un suspect est présentement détenu au poste de police et est interrogé en lien avec les homicides.

Vers 13h15, les policiers ont reçu un appel 9-1-1 pour se rendre à cette résidence d'un quartier paisible, non loin de l'ancien hippodrome.

Ils auraient découvert trois corps à l'intérieur de la résidence. Environ une heure après l'appel d'urgence, deux ambulances ont quitté les lieux.

Peu de temps après, les policiers ont dirigé leur attention vers une deuxième scène de crime, à quelques kilomètres de là, sur le terrain du club de golf Rivermead. Une minifourgonnette remplie à pleine capacité était entourée par des rubans de sécurité. De nombreux policiers surveillent les environs. Un bidon d'essence et ce qui semble être plusieurs valises et des jouets d'enfants étaient visibles à l'intérieur du véhicule, dont le coffre était ouvert.

«On parle d'une scène de crime majeur et de plusieurs corps qui ont été retrouvés. On ne peut pas confirmer le nombre de victimes, leur sexe ou leur âge, puisque certaines familles n'ont pas encore été avisées», a indiqué le porte-parole de la police de Gatineau, Pierre Lanthier, sans entrer dans les détails.

La police de Gatineau n'a toujours pas confirmé la thèse du drame familial.

Des voisins tentaient tant bien que mal de rentrer chez eux, mais plusieurs devaient stationner leur véhicule à des centaines de mètres de leur résidence vers 15h. «Ça fait 20 ans que je suis ici et il n'y a jamais eu de problème. C'est surprenant, c'est triste...», a expliqué Robert Boulay, qui a dû rentrer chez lui à pied, après avoir stationné son véhicule près du cordon de sécurité.

Le 64, rue Félix-Leclerc a déjà abrité un gîte du passant. Impossible de savoir, pour l'instant, s'il est toujours en opération.

À 18h, des dizaines d'autopatrouilles entourent toujours la résidence.