Près d'une centaine de personnes condamnées pour un crime sexuel envers un mineur ont réussi à obtenir un pardon depuis un an malgré le resserrement des règles. Une faille que promet de combler à l'automne le gouvernement conservateur de Stephen Harper.

Mis à jour le 25 juill. 2011
Pierre-André Normandin LA PRESSE

Au cours des 12 derniers mois, 95 personnes condamnées pour des crimes sexuels contre des enfants ont pu faire suspendre leur casier judiciaire par la Commission des libérations conditionnelles (CLC). Même si c'est trois fois moins que durant l'année précédente, c'est encore trop aux yeux du gouvernement conservateur, qui a tenté voilà un an de leur retirer toute possibilité de pardon.

Les troupes de Stephen Harper comptent maintenant profiter de leur nouvelle majorité pour resserrer de nouveau les règles. «En raison de l'obstruction du NPD, nous n'avions pu faire adopter toutes nos proposions qui auraient empêché les gens qui commettent des crimes sexuels sur des enfants d'obtenir un pardon. Nous allons représenter notre projet de loi à l'automne pour mettre un terme une fois pour toutes à cette pratique», indique Michael Patton, attaché de presse du ministre de la Sécurité publique.

Le sénateur Pierre-Hughes Boisvenu précise que ces nouvelles règles seront inscrites dans un bill omnibus qui rassemblera plusieurs des projets de loi en sécurité publique abandonnés au cours des dernières années. Celles-ci viseront avant tout les récidivistes.