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Sylvain Lafrance nie avoir planifié le coup du «voyou»

Le vice-président des services français de Radio-Canada, Sylvain Lafrance,... (Photo: André Pichette, La Presse)

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Le vice-président des services français de Radio-Canada, Sylvain Lafrance, au palais de justice de Montréal.

Photo: André Pichette, La Presse

Le vice-président des services français de Radio-Canada, Sylvain Lafrance,  jure que le mot «voyou» lui est venu comme ça, en cours d'entrevue avec Le Devoir, le 30 janvier 2007.  Il nie avoir planifié d'avance l'utilisation de ce mot pour accrocher l'attention.

«J'essayais de faire une analogie... Pour moi, un voyou c'est quelqu'un qui se promène sans respecter les règles», a raconté M. Lafrance, ce matin, alors qu'il témoignait dans ce procès en diffamation que lui a intenté le grand patron de Quebecor, Pierre Karl Péladeau. Ce dernier réclame 700 000 $ pour atteinte à sa réputation.

En contre-interrogatoire, Me James Woods, qui représente Pierre Karl Péladeau dans cette affaire, a fait ressortir le parcours professionnel de M. Lafrance, en disant qu'il était «impressionné» par sa longue expérience. Puis il a enchaîné : «Vous avez bien compris que pour saisir un auditoire, ça prend des mots accrocheurs» a demandé Me Woods?

«Faut être intéressant quand on communique», a d'abord répondu M. Lafrance. Peu après, Me Woods a exhibé le cahier A de La Presse de ce matin, où un article de Rima Elkouri apparaissait sous le titre : «Les voyous font la loi à la SAQ.» M. Lafrance a répondu que la signification du mot voyou dépend «du contexte.» Personnellement, il soutient que c'est le comportement de M. Péladeau qu'il a comparé à un voyou, et non l'homme.

Rappelons que le litige s'appuie sur une déclaration de M. Lafrance parue dans Le Devoir le 31 janvier 2007. «Ce gars-là se promène comme un voyou, et il est en train de faire dérailler un des systèmes télévisuels qui ont le plus de succès au monde.» M. Lafrance avait maintenu ses propos dans trois entrevues qu'il avait accordées par la suite, le même jour. Il réagissait alors au fait que Quebecor avait annoncé la suspension de ses versements au Fonds canadien de télévision, par désaccord sur le fonctionnement et l'attribution des sommes. Quebecor emboîtait ainsi le pas à Shaw, un autre cablôdistributeur, qui est plus actif hors du Québec. Me Woods fait ressortir que M. Lafrance a réagi à l'annonce de Québecor, alors qu'il n'a pour ainsi dire pas réagi lors de l'annonce de Shaw. M. Lafrance soutient que la portée de Quebecor est beaucoup plus importante au Québec que celle de Shaw. Le contre-interrogatoire de M. Lafrance se poursuit cet après-midi.




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