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Bar Jovi: le patron prend les grands moyens pour se défaire d'une certaine clientèle

Le patron du bar Jovi, dans le nord de Montréal, a fermé pendant cinq mois l'an dernier afin de se débarrasser des petits caïds liés aux gangs de rue qui causaient des problèmes dans son établissement. Il a même congédié tout le personnel avant de rouvrir ses portes.

Devant autant de détermination, le tribunal de la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) a accepté de lui retirer son permis pendant seulement cinq jours. Savas Savvidis comparaissait à propos d'incidents violents survenus au bar Jovi, à la fin de 2007. Il s'est engagé à respecter diverses conditions, dont ne pas vendre de boissons alcoolisées sur sa terrasse durant la période de suspension.

 

Les trois fois qu'ils se sont rendus au bar Jovi cette année-là, les policiers ont été pris à partie, soit par des clients, soit par une employée. Le pire s'est produit quand ils ont répondu à un appel pour une personne armée. À leur arrivée, c'était la pagaille à l'extérieur du bar. Des «individus reliés aux gangs de rue» faisaient des menaces à la ronde. En dépit de la résistance du gérant et d'une serveuse - elle a été arrêtée pour entrave à leur travail -, les policiers ont pu ramener le calme.

À deux autres reprises, les policiers montréalais ont dû en découdre avec des clients. Lors d'une de ces visites impromptues, ils ont relevé la présence d'un mineur et arrêté un homme qui a sauté sur eux. En apprenant ce qui s'est passé, Savvidis a pris conseil auprès de son avocat, Richard Phaneuf. À en croire le rapport de la RACJ, il a fermé l'établissement peu après.

«C'était la seule façon de se débarrasser de clients - membres des gangs de rue - susceptibles de troubler la paix et la sécurité publique», a déclaré l'avocat, tout en signifiant aux régisseurs que le bar Jovi avait aussi de nouveaux employés. «M. Savvidis voulait vraiment tout faire afin que son établissement redevienne fonctionnel avec un nouveau climat et une nouvelle clientèle», a fait valoir Me Phaneuf, avec succès, lors d'une audience tenue le 6 avril dernier, au palais de justice de Montréal.

Bar Le Speedy

Pour sa part, Jean-Louis Audy, le propriétaire du bar Le Speedy, à Saint-Hyacinthe, s'en est moins bien tiré, écopant d'une suspension de 20 jours. Il faut dire que son dossier était beaucoup plus chargé en raison de la forte présence de membres des Hells Angels et de vendeurs de drogue de connivence avec les serveuses. Malgré des opérations d'infiltration fructueuses menées en 2005, les policiers affirment que le trafic a continué de plus belle. Outre le trafic de drogue au grand jour, il y a eu un cas d'intoxication, des menaces de mort à qui mieux mieux et plusieurs bagarres. Le 9 août 2006, une serveuse a porté plainte après s'être fait voler le contenu du tiroir-caisse sous la contrainte.

L'année précédente, le Hells Angel Marc Loiseau a été écroué pour avoir intimidé en pleine nuit des policiers venus les avertir de quitter l'établissement. «En quatre ans de carrière, j'ai eu la peur de ma vie», a déclaré devant les commissaires l'agent Martin Bessette, de la Sûreté du Québec. Avec trois de ses confrères, il avait été encerclé par Loiseau et d'autres motards qui leur cherchaient noise. Parti en taxi, Loiseau a plus tard plaidé coupable à des accusations d'intimidation de policiers.

 




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