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Les gangs de rue ne sont pas assez solides

Même s'ils ont pris du galon depuis l'époque de l'opération Printemps 2001, les... (Photo: archives La Presse)

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Hugo Meunier
La Presse

Même s'ils ont pris du galon depuis l'époque de l'opération Printemps 2001, les gangs de rue n'ont pas les reins assez solides pour dominer le marché de la drogue à Montréal, estiment des spécialistes interrogés.

«Certains pensaient que les gangs de rue allaient avoir la mainmise sur le trafic de drogue après Printemps 2001, mais ce n'est pas arrivé», explique le lieutenant Daniel Guérin, porte-parole de l'Escouade régionale mixte de Laval.

 

Selon lui, les gangs de rue ne sont tout simplement pas assez organisés et puissants financièrement pour damer le pion aux motards. «La structure des gangs de rue est incroyablement changeante. Ils peuvent rêver de prendre le territoire des HA, mais n'ont pas les moyens de s'emparer d'un marché comme celui-là», explique le lieutenant Guérin, qui a participé aux deux grands coups de filet contre les motards.

Michel Juneau-Katsuya, un ancien cadre du SCRS et actuel président de la firme de sécurité Northgate, affirme néanmoins que les gangs de rue ont gagné en importance depuis Printemps 2001 et pourraient être tentés d'élargir leur influence. «Mais le phénomène des gangs de rue est surtout urbain et les HA sont éparpillés dans plusieurs coins du Québec», note-t-il.

Les gangs de rue d'aujourd'hui sont toutefois appelés à devenir des acteurs importants. «Ils sont dans le milieu depuis 15 ou 20 ans, des liens d'affaires se sont tissés avec le temps. Ce ne sont plus des petits jeunes sans expérience», indique l'inspecteur Mailloux, à la division du crime organisé au SPVM.

Est-ce que les gangs de rue, généralement divisés entre eux, pourraient être tentés de s'unir pour s'emparer du marché montréalais? «Il n'y a pas de signe avant-coureur d'union entre les Bleus et les Rouges», assure l'inspecteur Charles Mailloux.

Une telle alliance surprendrait également Michel Juneau-Katsuya. «C'est possible lorsqu'il y a un séisme de cette nature dans le monde du crime organisé. Mais habituellement, c'est lorsque la carte est pleine que les unions se forment. Lorsqu'il y a un trou, c'est généralement au plus fort la poche», illustre-t-il.

Malgré des récents coups de filet importants contre les HA et la mafia - avec l'opération Colisée -, il ne faut pas négliger la présence des autres organisations criminelles actives à Montréal, comme les mafias russe, chinoise, juive et mexicaine, souligne M. Juneau-Katsuya.

 




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